Zemmour VS Onfray : Déclin Inéluctable ou Sursaut Sacré ? Le Face-à-Face Brûlant sur l’Âme de la France

Le face-à-face qui secoue l’Hexagone : Aux Sources de notre Identité Judéo-Chrétienne
Rarement un débat n’aura mis en lumière avec une telle acuité la profondeur de la crise identitaire française. D’un côté, le philosophe Michel Onfray, diagnostiquant l’effondrement inéluctable de notre civilisation dans ses Déambulations dans les ruines. De l’autre, le polémiste et homme politique Éric Zemmour, armé de son manifeste La messe n’est pas dite, refusant l’idée de la condamnation et appelant à un sursaut volontaire. Au cœur de leur confrontation : le christianisme, pivot de la civilisation occidentale, considéré soit comme un héritage mourant, soit comme le levier d’une résurrection nationale.
Ce dialogue de haute volée n’est pas seulement philosophique ; il est politique, culturel et émotionnellement chargé. Il interroge la France et l’Europe sur leurs fondations mêmes, sur la nature de leur déclin et sur la légitimité d’espérer encore. Il y a un consensus initial, celui des racines, mais une divergence radicale sur la possibilité de l’avenir.
L’Héritage Judéo-Chrétien : Une Construction Vivante et Complexe
Pour Onfray, l’identité judéo-chrétienne est avant tout un « héritage qui est une construction ». En véritable Normand, le philosophe rappelle que les civilisations s’engendrent, tissant une toile historique qui va de Sumer et Babylone à l’Égypte, puis se concentre sur les traces décisives du judaïsme (le Talmud, la Torah) avant d’intégrer les apports des Grecs et des Romains. Le concept même de judéo-christianisme, bien qu’il ait ses détracteurs parmi les historiens, est ici affirmé, rappelant que les premiers chrétiens furent des juifs qui cessèrent d’attendre le Messie, affirmant que celui-ci était déjà venu.
Le tournant civilisationnel se produit pour Onfray au début du IVe siècle, lorsque l’empereur Constantin, en se convertissant, fait de cette « religion des pauvres » la religion des puissants. C’est à partir de là que notre civilisation prend forme, donnant naissance aux cathédrales, à la philosophie scolastique, à la Renaissance, puis aux Lumières. C’est un processus organique, vivant, qui s’émancipe de ses origines.
Zemmour, s’accordant avec cette généalogie, recentre le propos sur la France, citant le Général de Gaulle : « Mon pays commence avec la conversion de Clovis ». Pour lui, l’histoire de France est indissociable de ce socle chrétien. Il insiste sur le rôle du christianisme comme synthèse ultime : celle de la révélation juive, de la pensée grecque et de l’ordre romain (le droit). C’est cette synthèse qui a forgé le continent européen, lui donnant une unité culturelle par la musique, la peinture, l’architecture, mais aussi le droit et la naissance de l’État-providence (à travers l’hôpital et l’aide aux plus faibles).
Le Point de Rupture : Foi Contre Identité et Culture
Cependant, le consensus sur les racines s’arrête brutalement lorsqu’est posée la question du « sursaut ». Faut-il un sursaut judéo-chrétien ?
Pour Michel Onfray, l’idée même de « rechristianiser la France » est une fausse idée. Il la qualifie de protestantisme ou de jansénisme, moquant l’idée que l’on puisse se résoudre à retrouver la foi par un acte de volonté. La foi, selon la théologie classique, est une affaire de grâce : elle tombe dessus, elle ne s’invoque pas. En tant qu’athée, Onfray ne peut pas appeler à la foi ; il appelle à la résistance.
« Le corps d’un vieux monsieur de 100 ans ne peut pas retrouver la forme qu’il avait à 20 ans. »
Le philosophe suggère que l’on ne peut pas changer la civilisation, mais on peut s’y comporter en résistant, retrouvant le sens de la culture et de la civilisation sans pour autant avoir besoin de croire en Dieu. Sa critique est acerbe envers ceux qui pratiquent un christianisme « à la carte », valorisant uniquement le pardon des offenses et l’amour du prochain, tout en oubliant l’exigence de la transcendance.
Éric Zemmour, lui, insiste sur la distinction entre foi et identité. Il affirme que son livre n’est pas un livre sur la foi, précisément parce qu’on ne peut pas « inoculer des sérums de foi ». Le sursaut, pour lui, doit passer par l’identité, par la culture et par la beauté des œuvres forgées par le christianisme.
« L’important, c’est de défendre son identité. »
Il constate que sur le terrain, cette défense prend une tournure éminemment politique et nouvelle : une fraternisation entre une jeunesse juive et une jeunesse catholique, autrefois opposées, désormais unies face à ce qu’il nomme le « danger commun qui est l’islamisation du pays ». Le sursaut sera l’œuvre d’une coalition incluant juifs, chrétiens, mais aussi athées et musulmans qui souhaitent défendre l’identité chrétienne de la France.
Liberté Individuelle et le Spectre du Combat

Le débat s’enflamme sur une question fondamentale : l’origine de la liberté individuelle. Zemmour y voit la « grande révolution du catholicisme ». Selon lui, les religions antérieures, y compris le judaïsme, reposaient sur l’appartenance à un peuple ou à une cité et le respect de prescriptions. Le christianisme, par la doctrine de Saint-Paul, fait de la foi la condition première, inventant l’individu libre. L’exemple est frappant : le chrétien, en se confessant, ne demande pardon que pour ses propres fautes, et non pour celles du peuple, marquant l’invention de la responsabilité individuelle.
Onfray conteste vigoureusement cette lecture. Le concept de liberté, argumente-t-il, existe cinq siècles avant le Christ chez les Stoïciens et les Épicuriens. S’il est vrai que l’appartenance à la cité limitait la liberté (comme le montre le cas de Socrate), faire du christianisme l’unique inventeur de la liberté individuelle est une « négation » de l’héritage grec. Toutefois, les deux hommes finissent par s’accorder, non sans passion, sur le fait que la liberté suppose un individu libre, permettant de saisir la balle au bond pour aborder la question du combat.
C’est sur la nature du combat à mener que la divergence s’accentue. Michel Onfray, tout en reconnaissant l’existence d’une « guerre civile à bas bruit » en France, rejette l’idée de nouvelles croisades. La force doit venir du simple fait de retrouver le sens du pays, sans attaquer personne. Il appelle à une résistance pour « tenir le drapeau français » et affirmer qu’il existe une culture française, face à une élite qui déteste la France et un président qui nie l’existence même d’une culture nationale.
Éric Zemmour, plus belliciste dans le discours, rappelle que dès l’instant où l’on est désigné comme ennemi, il faut assumer le combat. Il cite l’avertissement du philosophe Julien Freund : « Il ne nous laissera pas cultiver notre jardin ». Il ne s’agit pas d’une guerre de religion, mais d’une nécessité de s’armer culturellement pour défendre l’identité. Le déclin sera stoppé lorsque les Français auront retrouvé le sens profond de leur identité.
L’Avenir en Suspens : Entre Résolution et Volonté
En conclusion, ce face-à-face laisse la France à la croisée des chemins. Michel Onfray, s’appuyant sur l’humanisme radical, propose la citation de La Boétie comme mot de la fin : « Soyez résolu de ne plus servir et vous voilà libre ». Une invite à l’affranchissement individuel, à la résistance civique sans dogme.
Éric Zemmour, quant à lui, en appelle à la volonté collective, insistant sur la primauté de l’identité et le besoin de coalition pour affronter la menace qui pèse sur l’identité chrétienne de la France. L’un appelle à l’autonomie du citoyen face à l’État et aux idéologies, l’autre à l’union sacrée des identitaires face à l’ennemi.
Ce débat, loin de se contenter d’un exercice intellectuel, est un miroir tendu à la nation : le déclin est-il inéluctable, comme l’affirme la lucidité pessimiste d’Onfray, ou un sursaut est-il possible, comme l’exige l’ardente volonté de Zemmour ? La réponse réside dans la capacité des Français à renouer avec ce qui a fait leur force, qu’ils y voient une grâce divine ou un simple héritage culturel.
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