Author: vanduong8386

  • Lutte Frontale à l’Assemblée : Jean-Philippe Tanguy Dénonce Six Tabous Budgétaires et un “Mensonge d’État” sur le 49.3

    Lutte Frontale à l’Assemblée : Jean-Philippe Tanguy Dénonce Six Tabous Budgétaires et un “Mensonge d’État” sur le 49.3

    Lutte Frontale à l’Assemblée : Jean-Philippe Tanguy Dénonce Six Tabous Budgétaires et un “Mensonge d’État” sur le 49.3


    Lutte Frontale à l’Assemblée : Jean-Philippe Tanguy Dénonce Six Tabous Budgétaires et un “Mensonge d’État” sur le 49.3

     

    L’hémicycle de l’Assemblée Nationale a été le théâtre d’une confrontation politique d’une intensité rare, remettant en question la légitimité même du processus budgétaire. Ce mercredi, alors que les députés examinaient le Projet de Loi de Finances (PLF), Jean-Philippe Tanguy, député du Rassemblement National, a livré un réquisitoire cinglant contre le gouvernement, l’accusant d’une imposture théâtrale visant à masquer son impuissance et ses compromissions.

    Dans une intervention au vitriol, Tanguy a non seulement dénoncé les « subventions injustifiées » et le « clientélisme » qui gangrènent les finances publiques, mais il a surtout pointé du doigt les « tabous » que l’alliance gouvernementale refuse de briser, provoquant un « silence gêné » palpable dans l’enceinte du Parlement. Au cœur de cette tempête, la menace d’un passage en force du budget par ordonnance ou par l’article 49.3, malgré les promesses de compromis.


    Le Duel de l’Hémicycle : Comédie ou Tragédie Budgétaire ?

    Le ton est donné dès les premières secondes. S’adressant à la ministre présente, Jean-Philippe Tanguy la qualifie d’« excellente comédienne », lui attribuant le « premier rôle » dans ce qu’il considère comme une mise en scène politique. La ministre a immédiatement renvoyé l’accusation, suggérant que le seul à faire du « théâtre » était le député lui-même, insistant sur la gravité de la tâche : « Il s’agit de donner à notre pays un budget » et de le faire par le « compromis », rappelant que le gouvernement n’est pas en situation de majorité absolue.

    Pourtant, cette assurance n’a pas convaincu l’élu du RN. Tanguy a exprimé le sentiment d’être « baladé » par un gouvernement qui, selon lui, s’occupe à gagner un « temps précieux » – notamment en expliquant en détail des textes que les députés sont censés connaître – pendant que le véritable budget est négocié « dans un monde parallèle » : les couloirs de Matignon et de Bercy.

    Le Spectacle de l’Impuissance et le Spectre du 49.3

    Cette « comédie » parlementaire a un but, selon le député : faire croire au compromis tout en préparant le passage en force. Malgré les affirmations de la ministre que l’objectif est de donner un budget aux Français « sans recours au 49.3 » avant le 31 décembre, Tanguy s’est dit certain que le gouvernement finirait par imposer son texte, soit par ordonnance, soit sous la contrainte du 49.3.

    Ce sentiment de trahison a mené Tanguy à fustiger avec une rare violence les alliés potentiels du gouvernement. Il a rappelé que les députés socialistes n’avaient « pas eu le courage » de censurer le gouvernement avant même le dépôt du budget, ouvrant la voie à l’humiliation actuelle. Une « lâcheté » qui englobe également une partie de la droite soumise, qualifiant les députés LR de « pauvres cocus » du jeu politique, toujours dupés par le pouvoir en place.


    Les Six Tabous de la République : L’Argent des Français en Jeu

    Le véritable cœur de l’intervention de Jean-Philippe Tanguy réside dans l’énumération des « grands tabous » budgétaires qui, malgré les débats, restent intouchables. Selon lui, ces refus d’économies ou de réforme sont autant de lignes rouges que la majorité, par idéologie ou clientélisme, refuse de franchir.

    Le Coût des Énergies Intermittentes : 10 Milliards d’Euros Intouchables

    Le premier grand tabou dénoncé est le coût des subventions aux énergies intermittentes. Le député a révélé que la somme de 10 milliards d’euros était allouée à ces dispositifs sans qu’aucune remise en question ne soit possible. Pour le RN, il s’agit d’une dépense massive et injustifiée que le gouvernement est incapable de réduire, préférant maintenir le pouvoir en place plutôt que d’envisager des coupes courageuses.

    Le “Fief Territorial” et la Machine à Clientélisme

    Autre tabou majeur qui expose le système, celui du « fief territorial », ou les subventions aux collectivités locales. Tanguy dénonce une forme de clientélisme où des « centaines de millions d’argent » sont en jeu. Il met en lumière l’hypocrisie des groupes politiques (LR, PS, LFI) qui, bien que peu actifs sur d’autres dossiers budgétaires, « s’agitent » et déposent des dizaines d’amendements dès qu’il est question de ces « gros billets » pour les collectivités. C’est la preuve, selon lui, d’une influence démesurée des lobbies locaux sur le processus budgétaire national.

    La Farce Bureaucratique : Recaser les Amis du Pouvoir

    Le clientélisme se prolonge dans un troisième tabou : celui de la bureaucratie. Tanguy accuse le pouvoir en place d’une politique de « recasage » systématique de ses amis : personnalités jamais élues, ou battues, qui se retrouvent gratifiées de postes et de « petits billets du pouvoir » aux frais des contribuables. Cette politique des amis, qui se glisse dans les rouages administratifs, est présentée comme une forme de corruption légale financée par l’argent public.

    Le Mur de la Fraude Fiscale Contre les Multinationales

    Le quatrième tabou concerne la lutte contre la fraude fiscale, qui a fait l’objet de vifs débats. Le député du RN a accusé l’ensemble de la majorité et de ses alliés d’avoir refusé une méthode de calcul essentielle pour empêcher les multinationales de ne pas payer l’impôt en France, alors que les TPE et PME françaises sont, elles, obligées de s’acquitter de leurs devoirs. Dénonçant le rôle de la « presse oligarchique » accusée d’avoir menti sur la position du RN, l’élu a réaffirmé sa volonté de rétablir la « justice fiscale », mettant en opposition les petits entrepreneurs et les géants mondiaux protégés par le système.

    L’Immigration et les 150 Millions d’Économies Rejetées

    Un cinquième tabou, essentiel pour le Rassemblement National, a été soulevé : l’immigration. L’Assemblée a refusé cet après-midi-là une proposition d’économie de 150 millions d’euros sur ce poste, un rejet qu’il attribue à une « alliance de gauche » et à la « lâcheté » de la majorité, confirmant l’incapacité du Parlement à aborder sérieusement ce sujet budgétaire.

    Le Tabou Européen : “Ursula rend l’argent”

    Enfin, Tanguy a interpellé le sixième et peut-être le plus grand tabou : l’Union européenne. Il affirme qu’il n’y a « plus d’argent en France », sauf pour « Madame Vonderleyen » (Ursula von der Leyen), dénonçant l’opacité des transferts financiers et le coût de l’adhésion à l’UE. L’appel retentissant « Ursula rend l’argent » est devenu le slogan d’une souveraineté budgétaire que le RN entend rétablir.


    L’Appel à la Dissolution : Sortir de la Compromission

    En conclusion de son intervention, Jean-Philippe Tanguy a brossé le portrait d’un budget « honteux » que « personne ne votera », pas même les membres de la majorité qui, selon lui, en ont « honte ». Face à cette impasse, où le Parlement est jugé impuissant et le gouvernement est accusé de mensonge et de clientélisme, l’appel du Rassemblement National est sans équivoque : « Il est temps de partir ».

    Le député a conclu en brandissant la seule issue possible selon lui : l’arrêt des « compromissions », la dissolution de l’Assemblée Nationale, et le recours au jugement du peuple, incarné par le soutien à Marine Le Pen et Jordan Bardella. Une prise de position radicale qui confirme la ligne de rupture du RN face à un système politique qu’il considère comme irréformable et condamné à l’impuissance.

  • Lutte des Classes, Macronistes Suppliants et l’Ombre de Bolloré : La Diatribe Explosive qui Révèle les Fractures de la Politique Française

    Lutte des Classes, Macronistes Suppliants et l’Ombre de Bolloré : La Diatribe Explosive qui Révèle les Fractures de la Politique Française

    Lutte des Classes, Macronistes Suppliants et l’Ombre de Bolloré : La Diatribe Explosive qui Révèle les Fractures de la Politique Française

     

    Lutte des Classes, Macronistes Suppliants et l’Ombre de Bolloré : La Diatribe Explosive qui Révèle les Fractures de la Politique Française

     

    Dans un climat politique déjà tendu par les manœuvres budgétaires et les alliances fragiles, un débat à l’Assemblée Nationale a dégénéré en une confrontation idéologique virulente, offrant un spectacle de la fracture béante qui divise la France. Le député Jean-Philippe Tanguy s’est livré à une diatribe d’une rare violence, fustigeant pêle-mêle la gauche et les “Macronistes” pour leur politique économique et leur prétendue “haine des classes moyennes”. Ce moment d’éloquence abrasive n’a pas seulement révélé la colère d’une partie de l’échiquier politique, il a aussi exposé des conflits d’intérêts profonds, notamment dans le secteur de la culture, soulevant l’ombre portée du magnat des médias, Vincent Bolloré.

    Le ton est monté, et les invectives ont volé, peignant un tableau sombre où la politique française serait dominée par la trahison, l’hypocrisie et la défense d’une élite déconnectée, le tout se jouant sur le dos des contribuables.


    L’Acte d’Accusation : Destruction Systématique et Haine de la Réussite

    Le cœur de la colère de Jean-Philippe Tanguy réside dans l’idée d’une destruction systématique des acquis et des réussites économiques et sociales françaises, menée de concert par la gauche et les Macronistes. Selon l’élu, l’objectif est de s’attaquer aux « rares trucs qui peuvent fonctionner encore un petit peu dans notre pays » pour, in fine, détruire des emplois et plonger une partie de la population dans la précarité.

    L’attaque la plus ciblée concerne les classes moyennes supérieures. Tanguy dénonce l’« obsession de la haine des socialistes » qui perdure depuis près de quinze ans. Cette obsession se cristalliserait autour d’une définition arbitraire de la richesse, rappelant la déclaration choc de François Hollande selon laquelle toute personne gagnant plus de 4000 € en France était considérée comme un « riche ». Cette approche est qualifiée d’acharnement visant à « pomper » cette catégorie de la population, qui représente pourtant le secteur productif et souvent la stabilité du pays.

    Pour Jean-Philippe Tanguy, la politique menée n’est rien d’autre qu’un retour aux « fondamentaux des socialistes » : affaiblir les secteurs porteurs et le mérite individuel au profit d’intérêts idéologiques. Le message est clair : en France, la réussite n’est pas encouragée, elle est punie.


    Le Drame Politique : Macronistes Suppliants et Cocus de la République

    Au-delà de l’économie, le député a livré une analyse cinglante de la situation politique actuelle, notamment les jeux d’alliances et de pouvoirs autour du vote du budget (en référence aux récentes menaces de motion de censure).

    La « vraie humiliation », selon ses mots, ne frappe pas seulement les Insoumis, qu’il accuse de « rejouer la lutte des classes » pour masquer la trahison des Socialistes. Elle frappe surtout les Macronistes. Tanguy leur assène une vérité brutale : après avoir planté « un couteau dans le dos de François Hollande » il y a une décennie, ils subissent aujourd’hui sa vengeance. La majorité présidentielle serait désormais contrainte de « supplier » la gauche de ne pas les censurer, se retrouvant dans ce qu’il a appelé le « retour à la niche ». Cette image forte dépeint la majorité comme une force humiliée, obligée de renoncer à ses positions pour survivre politiquement.

    Dans ce théâtre de l’absurde, Jean-Philippe Tanguy désigne également les « cocus, les hyper cocus, les méga cocus » du jeu : les Républicains (LR). Pris entre le marteau de la majorité et l’enclume des gauches, le rôle de la droite traditionnelle est perçu comme celui du dindon de la farce, sans réel pouvoir d’influence.


    Les “Cultureux” : Cibles Idéologiques et Cynisme Social

    L’une des accusations les plus virulentes du député a été dirigée contre les bénéficiaires de la politique de gauche, selon lui. Tanguy dénonce une trahison historique : la gauche commencerait « toujours par les ouvriers, les damnés de la terre », mais finirait « toujours par défendre les journalistes, le monde du cinéma, les cultureux, tous ceux qui ont un petit billet sur le dos des contribuables français. »

    Ce cynisme politique supposé s’exprimerait par une instrumentalisation des classes populaires. « Vous utilisez toujours la misère du monde pour enrichir vos copains », lance-t-il, laissant entendre que la promotion des thèmes sociaux et de la lutte des classes n’est qu’une façade pour justifier des dépenses publiques qui profitent en réalité à une élite culturelle et médiatique.

    Cette diatribe contre le monde de la culture, qualifiée de méprisante et teintée d’un « esprit paranoïque » propre à l’extrême droite par son contradicteur, est révélatrice d’un clivage de plus en plus marqué entre l’élite parisienne, souvent associée à la culture subventionnée, et les classes moyennes et populaires des territoires.


    Le Contre-Feu : Les Intérêts Privés et l’Ombre de Bolloré

    Face à cette rhétorique anti-culture, la riposte fut immédiate, visant à démasquer ce qui pourrait être un conflit d’intérêts masqué. Le député Tanguy est directement accusé d’agir non pas par conviction idéologique, mais pour servir des puissances financières privées.

    L’interlocuteur, sans nommer explicitement le lien de Tanguy à un parti d’extrême droite, établit un lien direct entre ses amendements visant à « casser le financement public de la création cinématographique » et les intérêts du groupe de Vincent Bolloré. L’argument est limpide : Bolloré, via sa filiale Canal Plus, est le principal acteur privé du cinéma français. En affaiblissant le système de financement public et les subventions, on faciliterait la mainmise du groupe privé sur le secteur.

    Ainsi, la bataille pour la culture ne serait pas une simple guerre idéologique, mais un combat de titans entre la souveraineté culturelle publique et la logique d’entreprise privée. Le député Tanguy est ironiquement désigné comme l’homme qui, tout en dénonçant les « valets de la gauche », ferait lui-même le jeu d’un oligarque, transformant la joute politique en une affaire de lobbying déguisé. L’accusation d’être « l’homme de Bolloré » est d’ailleurs lancée, bien que rejetée avec amusement par l’élu, mais elle frappe au cœur la crédibilité de son discours anti-élites.


    Conclusion : Un Débat Révélateur d’une France Scindée

    Ce face-à-face passionné et brutal illustre la profondeur de la crise politique et idéologique française. D’un côté, Jean-Philippe Tanguy dénonce un système gangréné par la haine des classes productives et le gaspillage au profit d’une élite culturelle dévoyée. Il utilise une rhétorique populiste efficace pour capter le ressentiment des classes moyennes et populaires lassées par la pression fiscale et la précarité.

    De l’autre côté, l’opposition accuse cette diatribe de n’être qu’une façade, un « esprit paranoïque » masquant une stratégie bien plus cynique : celle de servir les intérêts du capital privé (Bolloré) en attaquant les fondements de la création et de l’indépendance culturelle française.

    Finalement, au-delà de l’explosion verbale, ce débat révèle deux visions irréconciliables de la nation : celle d’une France hyper-libérale, anti-élites étatiques et dérégulée, et celle d’une France sociale, universaliste, cherchant à maintenir ses garde-fous culturels et sociaux face à la puissance écrasante du marché. Au centre, la majorité présidentielle se retrouve piégée, accusée de n’être que le jouet des circonstances, voire la victime de ses propres trahisons passées.

  • Crise Énergétique, Ukraine, 49.3 : Manuel Bompard Déclare la Guerre Totale au Gouvernement et au Marché Européen

    Crise Énergétique, Ukraine, 49.3 : Manuel Bompard Déclare la Guerre Totale au Gouvernement et au Marché Européen

    Crise Énergétique, Ukraine, 49.3 : Manuel Bompard Déclare la Guerre Totale au Gouvernement et au Marché Européen


    Crise Énergétique, Ukraine, 49.3 : Manuel Bompard Déclare la Guerre Totale au Gouvernement et au Marché Européen

     

    Le débat politique national et international a trouvé un point de focalisation incandescent dans les déclarations de Manuel Bompard. Le coordinateur national de La France Insoumise (LFI) et député des Bouches-du-Rhône a livré une charge d’une rare intensité, couvrant les négociations de paix en Ukraine, la crise sociale provoquée par l’explosion des prix de l’énergie, le vote crucial du budget de la sécurité sociale, et les enjeux des prochaines élections municipales. Adoptant une posture de rupture frontale, Bompard positionne son mouvement comme la seule force capable de dire non à un système politique qu’il qualifie de « tartuferie » et d’« impuissance » généralisées.


    Le Piège Diplomatique Ukrainien : L’Europe Condamnée à Courir après Washington

     

    L’imminente visite de Volodimir Zelensky à Paris, dans un contexte de négociations entre Américains et Russes, a été le point de départ d’une critique acerbe de la diplomatie française. Manuel Bompard a réitéré la position constante de LFI : il est urgent de sortir de l’illusion d’une issue militaire au conflit. Depuis des mois, selon lui, la France Insoumise plaide pour une solution exclusivement diplomatique, regretant amèrement que l’Europe doive désormais « courir derrière les initiatives » des États-Unis et de Donald Trump.

    Pour le député, Emmanuel Macron a échoué à prendre « de longue date aucune initiative » capable d’ouvrir la voie d’un accord de paix crédible. La conséquence de cette passivité est dramatique : un plan américain qui « exclut l’Ukraine de la table des négociations » et ne prend pas en compte les intérêts de la France et des Européens. Bompard insiste sur la nécessité d’une paix durable, rejetant l’idée d’une trêve précaire qui engendrerait un nouveau conflit à brève échéance.

    La Question de la Légitimité et des Territoires

    L’enjeu démocratique en Ukraine est également au centre des préoccupations de LFI. Pointant du doigt que le mandat du président Zelensky est arrivé à expiration, Bompard affirme que l’organisation de nouvelles élections doit être une condition sine qua non, incluse dans tout accord de paix. Si la guerre rendait l’organisation d’un scrutin impossible, la paix doit impérativement restaurer la souveraineté du peuple ukrainien à choisir librement ses représentants. Cette position est renforcée par l’évocation d’un récent scandale de corruption ayant frappé un proche de Zelensky. Pour LFI, c’est au peuple ukrainien de « décider librement » de son avenir politique.

    Par ailleurs, LFI défend une ligne intransigeante sur le respect des populations. L’idée de « sessions de territoire sans aucune consultation des populations concernées », présente dans les propositions américaines et même dans les contre-plans européens, est considérée comme inacceptable et va à l’encontre des intérêts fondamentaux des Ukrainiens et Ukrainiennes. LFI se positionne ainsi comme un défenseur plus respectueux de la démocratie et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes que les puissances actuellement à la manœuvre.


    Palestine : L’Exigence d’une Reconnaissance qui Sauve des Vies

     

    Abordant la situation au Moyen-Orient, marquée par une manifestation à Paris en soutien aux habitants de Gaza et la reconnaissance récente de l’État de Palestine par la France, Manuel Bompard a délivré un message de colère et d’urgence. Pour le coordinateur de LFI, cette reconnaissance est « sans aucun sens ou aucun intérêt » si elle n’est pas assortie de mesures concrètes pour mettre fin aux massacres qui, depuis le 7 octobre 2023, ont coûté la vie à des dizaines de milliers de Palestiniens.

    Les actions immédiates que la France doit prendre sont claires et non négociables : l’arrêt des livraisons d’armes et de composants militaires à l’armée israélienne, une pratique jugée « tout à fait hallucinante », et la suspension des coopérations économiques, notamment l’accord entre l’Union européenne et l’État d’Israël. Bompard appelle à utiliser « tous les leviers à notre disposition » pour faire pression et mettre fin à des actes qu’il qualifie d’« assassinat » ciblant des Palestiniens, soulignant l’horreur des images qui circulent.


    Le Choc Énergétique et le Bal des “Tartufes”

     

    C’est sur le front intérieur que la critique de Bompard atteint son paroxysme. L’augmentation des factures d’énergie est vécue comme une véritable catastrophe sociale et économique. Alors que les Français s’inquiètent de la hausse du prix du carburant (4 à 6 centimes par litre à venir) et de l’envolée des factures d’électricité (parfois +80€ en un an), le Premier ministre a décidé d’aggraver la situation en augmentant par décret les taxes sur le carburant, le fioul, le gaz et l’électricité.

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 36 % des ménages français ont souffert du froid l’hiver dernier faute de pouvoir payer le chauffage, tandis que les PME (boulangers, restaurateurs) voient leurs factures multipliées par deux ou trois, menaçant leur survie. Manuel Bompard dénonce le « bal des tartufes » du gouvernement qui, d’un côté, prétend financer la transition écologique (pompes à chaleur, rénovations) en demandant une contribution aux groupes énergétiques, mais qui, de l’autre, permet à ces mêmes groupes de répercuter la hausse des taxes sur le consommateur. Il fustige une politique où l’électricité française, majoritairement nucléaire, se retrouve plus taxée que le gaz fossile importé, un « contresens économique comme écologique ».

    La Solution Radicale de La France Insoumise

    Face à l’urgence, la LFI propose une solution radicale et immédiate :

    1. Le blocage des prix de l’électricité et le rétablissement de tarifs réglementés pour les particuliers et les petites et moyennes entreprises.

    2. La sortie pure et simple du marché européen de l’électricité. Bompard affirme que cette mesure permettrait de diviser le prix de l’électricité par deux et dénonce la responsabilité de toute la droite et de l’extrême droite (citant M. Bardella) qui, au Parlement européen, ont refusé de sortir de ce mécanisme jugé absurde.

    3. L’instauration d’une taxe sur les superprofits des énergéticiens, mais avec la condition absolue de bloquer les prix afin que cette contribution ne soit pas répercutée sur les Françaises et les Français.


    Le Budget Social et le Pari de la Censure

    Le prochain vote du budget de la Sécurité Sociale (PLFSS) est l’occasion d’un nouveau bras de fer. Manuel Bompard confirme que LFI votera « certainement pas » en faveur de ce texte, dénonçant un ensemble de mesures inacceptables qui visent à « faire peser l’effort sur les plus faibles » : le gel de pensions de retraite et de prestations sociales, ou encore les attaques contre les personnes atteintes d’affections de longue durée (ALD) et les apprentis. Le report de l’âge de la retraite à 64 ans est minimisé face à l’ampleur des reculs sociaux.

    Le député appelle les socialistes et les écologistes à la fidélité. Alors que le Parti Socialiste hésite entre voter le budget ou s’abstenir, Bompard constate que le PS a « changé d’alliance » et « jeté ce programme » du Nouveau Front Populaire, se rapprochant du gouvernement. LFI maintient sa ligne et promet une motion de censure en réponse à l’utilisation éventuelle de l’article 49.3 par le gouvernement Basu-Lecornu. Devant l’impossibilité de dégager une majorité, Bompard conclut que l’impasse est totale, et que le Président de la République devrait en « prendre acte » en convoquant des élections présidentielles anticipées pour sortir le pays de l’« impuissance » politique.


    La Nationalisation et la Souveraineté Industrielle

     

    Autre victoire symbolique pour la LFI, le vote à l’Assemblée Nationale de sa proposition de nationalisation d’ArcelorMittal. Face aux dénonciations du ministre de l’Économie, Roland Liscur, qui a qualifié la démarche de « populiste », et au refus du patron d’ArcelorMittal en France, Bompard ne lâche rien.

    Il demande au gouvernement d’inscrire la proposition de loi à l’ordre du jour du Sénat pour que le processus législatif se poursuive. L’enjeu est clair : il s’agit d’une question de souveraineté nationale. Avec l’échéance européenne de 2030 pour la décarbonation de l’acier et le délai de quatre ans pour la réalisation des travaux, l’inaction de l’industriel privé menace de fermer des capacités de production essentielles. Pour LFI, l’État doit « reprendre la main » pour sauver les ouvriers et l’industrie française, car la méthode du gouvernement a « échoué ».


    Les Municipales : Un “Galop d’Essai” Contre l’Hypocrisie de l’Union

     

    Enfin, Manuel Bompard a défendu avec véhémence la nouvelle stratégie d’implantation locale de la France Insoumise, avec plus de 500 listes annoncées pour les prochaines élections municipales, impliquant une quinzaine de députés comme candidats. Cette campagne est clairement présentée comme un « galop d’essai » en vue de l’élection présidentielle à venir.

    Face aux accusations de « division » de la gauche formulées par des socialistes comme Olivier Faure, Bompard dénonce une « hypocrisie » totale. Il souligne que la LFI présente des listes contre des maires de droite (Toulouse, Évry) et surtout contre des maires socialistes ou écologistes sortants en raison de leurs « bilans mauvais ». Il cite en exemple la restriction du droit de grève à Marseille par la municipalité socialiste et la fermeture de centres jeunesse à Saint-Denis, justifiant la nécessité d’une rupture locale.

    Concernant le second tour, la stratégie de LFI est assumée : l’union sera proposée à toutes les autres listes de gauche, mais uniquement si la liste insoumise arrive en tête au premier tour. Cette condition, tout en appelant au rassemblement, met la pression sur les partenaires et souligne la volonté de LFI de s’imposer comme la force dominante et la locomotive du bloc progressiste.

    L’intervention de Manuel Bompard a ainsi dessiné le contour d’une force politique en pleine offensive, prête à toutes les batailles, de l’hémicycle aux urnes, réaffirmant son identité de rupture face aux compromissions d’un système qu’elle juge à bout de souffle.

  • Comment des tireurs français furent si précis que les Allemands crièrent à la sorcellerie

    Comment des tireurs français furent si précis que les Allemands crièrent à la sorcellerie

    Dans les montagnes des Vaouges, en octobre 1943, un rapport d’un commandant allemand tremblait entre les mains du général Müller. 16 officiers abattus en 3 semaines. Chaque tir, une balle, un mort, distance jamais moins de 600 m, aucun tireur repéré. Des soldats murmurent Geister Gever, le fusil fantôme, mais ce n’était pas de la sorcellerie.

    Preview
    C’était quelque chose de bien plus terrifiant. l’art français de la chasse transformé en armes de guerre mortelle par des hommes ordinaires devenus chasseurs d’homme. Le 14 septembre 1942 à 6h37 du matin dans le village de Gérardmer, au cœur des Vauges, la brume montagnarde enveloppait les toits d’ardoise. L’odeur de fumée de bois se mêlait à selle acre du tabac allemand.
    La température ossillait à l’occupation de juin le village vivait sous la botte. Pouvre-feu à 19h, réquisitions hebdomadaires, patrouille constante. Les fermes isolées dans les hauteurs avaient été transformées en poste d’observation allemand.
    Les forêts centenaires, autrefois terrain de chasse paisible, étaient devenues zone de surveillance militaire. La situation stratégique était désespérée. Les vauges, frontière naturelle entre la France occupée et l’Alsace annexé, représentait un couloir vital pour l’armée allemande. Les convois militaires traversaient quotidiennement l’école. Les statistiques étaient implacables.
    342 résistances arrêtées dans le département en 18 mois, 87 exécutés, 112 déportés vers l’est sans retour. Les tentatives de sabotage classique échouaient systématiquement. Poseur de bombe capturés avant l’acte, réseau de renseignement infiltrés, dépôt de munition trop bien gardé. Le problème était insoluble par les méthodes conventionnelles. Les Allemands avaient installé un système de répression d’une efficacité redoutable.
    Pour chaque soldat tué, 10 civils fusillés. Les réseaux de résistance urbaines ne pouvaient opérés ici. Les maquill armées manquaient de munitions. Les parachutage britannique était sporadique. Pourtant, les hommes de Gérard M possédaient quelque chose que les occupants n’avaient pas anticipé.
    Une tradition séculaire de chasse en montagne transmise de père en fils depuis des générations. Pierre Renault, ans, garde forestier avantguerre, observé depuis sa grange transformée en planqu, né à fraise, élevé dans la discipline rigoureuse de la chasseugienne, il avait passé 25 années à traquer ser et sanglier dans ses forêts. À ses côtés, Marcel Dubois, 38 ans, bûcheron de Xenreu Plongem, connaissait chaque sentier, chaque ravine.
    Jean-Baptiste Leclerc, 51 ans, instituteur de la Bresse, ancien champion de tir sportifs, maintenit encore une main d’acier, malgré l’arthrite naissante. trois hommes ordinaires, trois veufs, leurs épouses mortes sous bombardement allemand à la gare de Remirmont, trois pères, leurs fils disparus dans les camps, trois Français qui refusaient l’acceptation.
    Leur vulnérabilité était évidente. Aucune formation militaire formelle, aucun soutien logistique, aucune reconnaissance officielle. Les fusils de chasse cachés dans des granges pouvaient être confisqués à tout instant. Les munitions étaient comptées, 47 cartouches au total. récupéré avant la confiscation générale de 1941.
    Chaque balle devait compter. Le sous-préfet collaborateur Bertrand Masson avait promis 50000 francs pour toute dénonciation de terroristes armés. Dans un village affamé où le pain coûtait 20 francs le kilo au marché noir, la tentation était réelle. Le dilemme stratégique s’imposa lors d’une nuit d’aoû.
    Le commandant SS Dietrich avait ordonné la pendaison publique de trois adolescents accusés de vol de nourriture dans un dépôt militaire. Place du village. Sous les tiules centenaires. Les corps se balançaient encore au matin. Les mères hurlaient. Les pères baissaient les yeux. Les enfants regardaient silencieux apprenant que leur monde était devenu cauchemar. Ce jour-là, Pierre Renault comprit.
    On ne pouvait combattre frontalement une armée, mais on pouvait chasser ses prédateurs un par un. La première réunion clandestine eut lieu dans la chapelle abandonnée de Saint-Nabor à 3 km du village. 11h du soir, lune absente, température descendue à 4°gr. Six hommes initialement, les trois chasseurs plus Antoine Mercier, fermier possédant une longue vue héritée de son grand-père astronome amateur Claude Fontaine, forgeron capable de modifier des armes et le père Augustin, curé de 68 ans qui connaissait chaque cache dans les montagnes depuis 40 années de ministère. Il nous traite comme des
    bêtes, murmura Pierre, sa voix raisonnant contre les pierres froides. Alors, chassons-les comme nous chassons le loup, de loin en silence, sans laisser de trace. Marcel hocha lentement. Un tir, une mort, disparaître. Jamais deux fois au même endroit. Jean-Baptiste ajouta : “Viser les officiers, ceux qui donnent les ordres, créer la peur dans leur chaîne de commandement.
    Le plan était simple en théorie, terrifiant en pratique. Identifier les officiers allemands lors de leur déplacement prévisible, les attendre dans les hauteurs. Tirer une seule fois à distance extrême. Disparaître dans la forêt avant que quiconque comprenne d’où venait le coup. Ne jamais revendiquer. Ne jamais établir de schéma. Laisser les Allemands dans l’incertitude, la peur, le doute.
    Les préparatifs commencèrent dans un silence obstiné. Claude le Forgeron modifia trois fusils lebelles de la grande guerre caché depuis 19 ajustant les lunettes récupéré sur des jumelles allemandes volées. Antoine mapographia les routes de montagne, notant horaire de passage des convois observés depuis sa ferme en altitude.
    Le père Augustin organisa un réseau de guetteteurs. Vieille femme priant dans les églises mais observant les mouvements allemands. jou près des casernes, mécontant les véhicules, bergé dans les alpages, transmettant information par signaux de fumée selon codes ancestraux. La décision finale fut prise un soir d’octobre dans la crypte de Saint- Dabord. Dehors, le vent hurlait à travers les sapins.
    Pierre Renault chargea méthodiquement son fusil. Nous ne sommes pas des soldats, nous sommes des chasseurs et la chasse commence demain. Les autres acquièrent en silence. Il savaient. Capturer signifiait torture puis exécution, mais refuser de combattre signifiait vivre à genoux indéfiniment. La liberté exigeait un prix. Ils étaient prêts à le payer.
    Le 12 octobre 1942, 4h27 du matin, Pierre Renault rampait à travers la bruyère gelée du col de la chelourte. La température avait chuté à – 2 degrés. Ses doigts engourdis tenaient fermement lebel modifié. Troix mètres plus bas, la route militaire serpentait entre les falaises. Selon le réseau du père Augustin, le major Cross traverserait le col à 7 heures précises, comme chaque mardi, pour inspecter les positions fortifiées du Honek.
    Les conditions étaient impitoyables. Le vent d’est soufflait à 30 km par heure, créant un facteur de déviation imprévisible. L’humidité transformait chaque mouvement en supplice glacé. La position de tir, choisie trois jours auparavant offrait une ligne de vue dégagée, mais aucune couverture de repli rapide.
    Pierre devrait ramper 150 m à découvert après le tir sous le risque de patrouille déployée immédiatement. À 6h42, le convoi apparut. Deux motos de reconnaissance, une cuwagen transportant des officiers, un camion de soldat. Le major Cross était reconnaissable à son manteau noir caractéristique. Pierre contrôla sa respiration selon la technique enseignée par son père. Inspiré pendant 4 secondes, bloqué 2 secondes, expiré pendant 6 secondes.
    Son rythme cardiaque ralentit. Le monde se réduisit à la croix de sa lunette, 730 m. Vent de 3/4, correction de 20 cm à droite. Angle descendant de 17°gr, correction de hauteur. La voiture ralentissait dans un virage. 3 secondes de stabilité. Pierre expira lentement, pressa la détente. La détonation raisonna comme tonner entre les falaises. À travers la lunette, Pierre vit le major s’effondrer.
    La voiture s’arrêta brutalement. Les soldats sautèrent, scrutant les hauteurs, tirant au hasard. Mais Pierre était déjà partie, glissant dans un ravin préparé, disparaissant dans la forêt de sapin dense. La confusion allemande fute. Les patrouilles fouillèrent les hauteurs pendant he. Ils découvrirent la position de tir vers 15h.
    L’analyse balistique conclut. Distance de plus de 700 m, angle impossible pour un tireur non entraîné, précision digne d’un sniper d’élite. Le rapport du lieutenant Schreuder nota : “Nous faisons face à un professionnel formé, probablement parachuté par les Britanniques. Danger extrême.
    Mais il n’y avait pas de professionnel britannique, seulement Pierre Renault, garde forestier qui avait passé 25 ans à traquer des seres avec son père et son grand-père. La précision n’était pas sorcellerie, c’était patience, connaissance du terrain, compréhension du vent, respect ancestral de la chasse où une seule balle devait suffire car la poudre coûtait cher et le gibier était méfiant. Le octobre, Marcel Dubois élimina le capitaine Holzer à mètres lors d’une inspection de Syrie à Gérard Mer.
    Le 9 novembre, Jean-Baptiste Leclerc a bâti le commandant de la Guestapo locale, Schmidth, à 750 m devant la commandanture de Saintier. Chaque fois, un tir unique. Chaque fois, la cible tombait. Chaque fois, les chasseurs disparaissaient dans le paysage qu’ils connaissaient depuis l’enfance. Les défis étaient constants, les munitions diminuaient dangereusement, 31 cartouches restantes après trois mois.
    Le froid de l’hiver vaugien s’intensifiait, transformant les attentes en épreuves d’endurance extrême. Les positions de tir devenaient de plus en plus difficiles à atteindre car les Allemands multiplièrent les patrouilles. La pression psychologique était écrasante. Chaque bruit suspect pouvait signifier capture. Chaque regard dans le village pouvait être celui d’un délateur.
    Le réseau s’adapta avec créativité désespérée. Claude le Forgeron développa silencieux artisanaux utilisant des tubes agricoles, réduisant le son de détonation sans compromettre la précision. Antoine perfectionna son système d’observation, installant des miroirs dans les arbres pour surveiller les routes sans exposition directe.
    Le père Augustin créa un code basé sur les cloches de l’église. Trois coups espacés signifiaent convois militaire vers le nord. Quatre coups rapides, danger immédiat. Cinq coupl en position pour rentrer. La solidarité communautaire devint essentielle. Les femmes du village, officiellement neutre, organisèrent un système de couverture. Si un chasseur devait justifier son absence, trois témoins juraient l’avoir vu réparer une grange à 15 km.
    Les enfants servaient de messagers transportant information codées dans leur cartable d’é colliers. Les bergers dans les Alpages offraient refuge temporaires dans des cabanes isolées où les chasseurs pouvaient se cacher pendant les fouilles. Le coup humain se manifestait silencieusement. Pierre développa nocturnes, revoyant chaque visage tué à travers sa lunette.
    Marcel dormait moins de trois heures par nuit, l’anxiété permanente rongeant sa santé. Jean-Baptiste contracta une pneumonie après heshur d’attente sous la pluie glacée, refusant néanmoins de cesser les opération. Leur famille vivait dans terreur constante. À chaque coup frappé à la porte, le cœur s’arrêtait. Lex décembre, la tragédie frappa.
    Paul Renard, jeune recru de ans intégré au réseau, fut capturé après un tir raté qui blessa seulement un lieutenant. Torturé pendant 3 jours à la commandanteur, il ne révéla rien. Le 21 décembre, son corps fut exposé place du village avec panneau, terroriste, sort de tous les ennemis du Reich.
    Sa mère, Marie Renard, ans, cracha au visage d’un soldat allemand et fut abattu immédiatement. Cette nuit-là, réunie dans la crypte, les chasseurs pleurèrent. Pas de sanglot bruyant, mais larmes silencieuses de rage impuissante. Pierre murmura : “Paul est mort pour que nous puissions continuer. Marie est morte parce qu’elle refusait de courber la tête. Nous leur devons la victoire.” Les autres hochèrent.
    La chasse continuerait. Chaque mort allemande serait vengeance pour chaque français tombé. Le 28 décembre, sous une neige épaisse, Jean-Baptiste Leclercimina le colonel Diétrich, commandant régional de la SS, à 912 m lors d’une cérémonie militaire à Colmar. Le tir traversa la neige tourbillonnante avec précision chirurgicale.
    Les Allemands fouillèrent la zone pendant deux semaines. Ils ne trouvèrent rien. Le rapport final du général Müller conclut : “Nous affrontons quelque chose qui dépasse l’explication rationnelle, soit un groupe de tireurs d’élite professionnel, soit autre chose. Le mot sorcellerie apparut officieusement dans les discussions entre officier terrifiés.
    Le janvier 1943 au quartier général allemand de Strasbourg, le général Müller étalait dossiers sur sa table de chaîne massif, 17 officiers morts en 4 mois, 17 tirs uniques à distance dépassant 700 m, 17 scènes de crimes sans témoin, sans douille récupérable, sans la moindre trace utilisable. Les analystes balistiques confirmaient : “Précision surhumaine, connaissance topographique parfaite, disparition instantané après chaque frappe. Les rapports révélaient un schéma incompréhensible pour l’État major allemand. Aucun réseau radio
    intercepté, aucun parachutage britannique détecté, aucune activité de maquille armée traditionnelle dans la région. Les fouilles, mobilisant jusqu’à trois cents soldats ne produisaient jamais rien. Pas de cachette d’armes, pas de camp clandestin, pas de sentier suspect. Les interrogatoires de villageois ne révélaient rien.
    Tous juraient ignorer l’existence de résistants armées. Tous semblait sincèrement surpris par les accusations. Le conflit de valeur devenait évident dans les débats d’état-major. Pour les Allemands, la guerre moderne exigeait organisation hiérarchique, discipline mécanique, supériorité technologique écrasante.
    Leur formation militaire prussienne valorisait l’assaut frontal, la puissance de feu massive. la domination territoriale absolue. Face à eux, des chasseurs français opéraient selon philosophie ancestrale complètement opposé. Patience infinie, harmonie avec le terrain, économie de moyens, invisibilité totale. Le capitaine Weber, responsable de la contre-insurrection, présentait théorie après théorie des commandau britanniques déguisés en civil. Investigation.

    Preview
    Aucun étranger signalé dans la région depuis 18 mois. Des déserteurs français de l’armée d’Afrique. Vérification. Tous les soldats originaires des Vauges étaient soit prisonniers en Allemagne, soit identifiés dans les camps. Un réseau communiste coordonné depuis Lyon. Surveillance. Aucune communication suspecte interceptée. Aucun agent infiltré identifié.
    Le major Steiner, officier de renseignement, proposa explication plus troublantes lors de la réunion du 3 février. Et si c’était simplement des habitants ordinaires, des chasseurs locaux utilisant leurs compétences civiles ? Le silence accueillit cette suggestion. Le colonel Hoffman la rejeta avec mépris. Impossible.
    Des paysans français n’ont pas la formation pour des tirs à 800 m. Ça exige année d’entraînement militaire spécialisé. Ce refus de croire que des hommes ordinaires pouvaient devenir mortels reflétait l’arrogance fondamentale de l’occupant. Il ne pouvait concevoir que la culture locale, méprisée comme arriérée, contenait compétences stratégiquement décisives.
    La perplexité tourna à l’angoisse après l’incident du 27 février. Le général Müller lui-même, inspectant les fortifications du col de la schelourte, fut pris pour cible. Le tir manqua de 13 centimètres, frappant le rétroviseur de sa voiture.
    L’analyse conclut : distance de 1123 m, condition de vent extrême, angle presque vertical. Le tireur avait osé viser le commandant régional. Plus terrifiante encore, il avait failli réussir. Les mesures de sécurité devinrent draconiennes, mais révélèrent leur inefficacité fondamentale. Interdiction aux officiers de suivre itinéraire prévisible, les chasseurs adaptaient leurs observations. Patrouille constante dans les hauteurs. La montagne offrait 1000 cachettes.
    Ratisage systématique. Après chaque incident. Les tireurs connaissaient chaque sentier de fuite. Installation de postes d’observation. Les chasseurs opéraient aux limites de portée de vue. Couvre-feu généralisé, les déplacements allemands restaient nécessairement visible. Le premier affrontement psychologique direct survint le mars.
    Pierre Renault, caché dans les ruines d’une ferme bombardée, observait une patrouille allemande fouillée méthodiquement la zone de son dernier tir. À travers sa lunette, il vit un jeune soldat, peut-être 20 ans, tremblant visiblement, regardant les hauteurs avec terreur évidente.
    Le lieutenant hurlait désordre, mais ces hommes avançaient avec hésitation, scrutant chaque rocher, chaque arbre, sentant des yeux invisibles les observer. Pierre comprit alors l’effet réel de leur campagne. Ce n’était de plus des conquérrants assurés occupant un territoire subjugué. C’était des hommes effrayés, marchant dans un paysage devenu hostile où la mort pouvait venir de n’importe quelle direction à n’importe quel moment.
    La supériorité militaire allemande, écrasante en bataille rangée, devenait impuissante face à un ennemi qui refusait l’affrontement direct, frappant depuis les ombres puis disparaissant comme brume. Les rumeurs se propageaiient parmi les troupes occupantes. Les soldats parlaient de Wald Geister, esprit des forêts.
    Certains juraient avoir vu silhouettes disparaître instantanément. D’autres évoquaient tir venant de positions impossibles à atteindre humainement. Les officiers tentaient de réprimer ses superstitions, mais la peur viscérale s’installait. Servir dans les affectation redoutée, considérée punition par les soldats.
    Le avril, événement décisif, le lieutenant Schreuder, après 5 mois de chasse infructueuse au tireurs fantôme, demanda transfert. Son rapport confidentiel intercepté par le réseau de résistance à Strasbourg et transmis au déclarait : “Nous ne combattons pas des soldats, nous combattons le terrain lui-même. Ces montagnes sont devenues notre ennemi.
    Impossible de sécuriser, impossible de contrôler. Je recommande retrait partiel et concentration des forces. Cette suggestion, impensable 6 mois auparavant illustrait la transformation psychologique imposée par les chasseurs. Le tournant stratégique survint lors de l’opération du 23 avril.
    Les Allemands organisèrent ce qu’ voit massif : cinq soldats, hq véhicules blindés, support aérien de reconnaissance. Objectif : traverser les vauges en démonstration de force, prouvé que l’armée allemande contrôlait le territoire. Marcel Dubois et Pierre Renault, positionnés à 2 km l’un de l’autre, attendirent patiemment. Quand le convoi atteignit le col du bonhomme, deux coups de feu raisonnèrent simultanément.
    Le colonel commandant le convoit et son adjoint tombèrent. Les soldats ripostèrent furieusement, tirant dans toutes les directions. 300 munitions gaspillées, aucun tireur touché. Ce jour-là, le général Müller comprit l’ampleur du problème. Son journal personnel découvert après guerre notait : “Nous occupons les routes et les villes, mais les montagnes appartiennent à quelqu’un d’autre, un ennemi que nous ne voyons jamais, qui nous connaît mieux que nous-mêmes, qui transforme notre force en faiblesse. Pour la première fois depuis 1940, je
    doute de notre capacité à contrôler vraiment cette région.” L’arrogance initiale avait cédé place à reconnaissance sa mère. Les chasseurs français avaient gagné le 23 novembre 1944, lorsque la première armée française du général de l’âtre libéral les Vauges, Pierre Renault, Marcel Dubois et Jean-Baptiste Leclerc sortirent de l’ombre. 27 mois d’opération clandestine.
    43 officiers allemands éliminés, zéro pertes au sein du groupe de chasseurs, 63 cartouches tirées au total. Taux de réussite de 68 %. Chiffre stupéfiant pour tir à longue distance en conditions de combat réel. Les statistiques révélèrent l’impact stratégique. Les rapports allemands capturés montraient réorganisation complète du commandement régional tous les de mois en raison des pertes continues d’officiers supérieurs.
    Les effectifs de sécurité dans les Vauges avaient triplé des tournant soldats d’autres front. Le moral des troupes occupantes s’était effondré. Selon témoignage de prisonniers, servir dans les était considéré condamnation à mort probable. Les convois militaires évitaient désormais les routes de montagne quand possible, allongeant trajet de plusieurs heures. Plus significatif encore, la légende des tireurs fantômes s’était propagé bien au-delà des vauges.
    Les réseaux de résistance dans toute la France occupée avaient adopté tactiques similaires dans les Alpes, en Bretagne, dans les Sévenes. Les chasseurs locaux commencèrent à cibler méthodiquement officiers allemands. Ce qui avait débuté comme initiative désespérée de trois hommes dans un village isolé devint modèle de résistance décentralisé, impossible à éradiquer car enraciné dans compétences civiles ordinaires transformées en armes de guerre.
    L’ambiance de libération fut mélange complexe d’euphorie et de deuil. Sur la place de Gérard Mire où trois ans auparavant des adolescents avaiit été pendu, la foule rassemblée pleurait et riait simultanément. Des familles retrouvaient fils revenus des camps. D’autres apprenaient disparition définitive de proches. Pierre Renault, debout près du monument au mort, regardait les noms gravés.
    93 villageois morts pendant l’occupation. Combien de viees leur campagne avait-elles sauvé en déstabilisant le commandement occupant ? Impossible à quantifier mais réel. Les conséquences dépassèrent le contexte militaire immédiat. La Constitution de 1946 reconnut officiellement la résistance comme composante essentielle de l’identité nationale française, soulignant que la libération n’avait pas été simplement don des alliés mais reconquête active par le peuple français. Les vaes devinrent symbole de cette résistance, région qui n’avait
    jamais accepté la défaite, qui avait continué le combat par tout moyen disponible. Le destin des protagonistes refléta complexité. Pierre Renault devint garde forestier en chef du département des Vauges, responsabilité qu’il exerça jusqu’à sa retraite en 1967. Il ne parla jamais publiquement de ses actions de guerre.
    Ses petitsenfants le connaissaient comme grand-père doux qui leur enseignait observation de la nature lors de longues promenades en forêt. Ce n’est qu’à sa mort en 1978 que sa famille découvrit la médaille de la résistance cachée dans un tiroir jamais porté. Marcel Dubois retourna à son métier de bûcheron. Les traumatismes psychologiques le entèrent. Cuchemar récurrent, sursaut au moindre bruit fort.
    Il développa alcoolisme sévère dans les années combattant seul ses démons intérieurs. Sa fille témoigna après sa mort en 1963. Papa ne parlait jamais de la guerre, mais parfois regardant les montagnes, il murmurait : “Nous avons fait ce qu’il fallait, n’est-ce pas ? Cette quête de validation morale illustrait le poids porté par ceux qui avaient tué, même pour juste cause. Jean-Baptiste Leclerc redevint instituteur.
    Il enseigna l’histoire de la Seconde Guerre mondiale avec passion particulière, insistant auprès de ses élèves sur un principe : “La résistance n’était pas réservée aux héros. C’était choix quotidien d’hommes et femmes ordinaires de refuser l’inacceptable. Il reçut Légion d’honneur en 195 lors de cérémonies discrètes.
    Décédé en 1982, son éloge funèbre prononça : “Il a enseigné que le courage n’est pas absence de peur, mais action malgré la peur.” Le père Augustin continua son ministère jusqu’en 1968. Sa crypte de Saint d’abord, lieu de réunion clandestine, devint site de pèlerinage informel. Des résistants d’autres régions venaient lui rendre visite, partageant leurs propres histoires.
    Il déclarait toujours : “Je n’ai jamais tuer personne. J’ai seulement aidé ceux qui défendaient l’innocent contre l’oppresseur. Dieu comprend la différence.” La reconnaissance officielle arriva progressivement. Encont militaire, le colonel Bertrand publia étude détaillé intitulé les chasseurs des vauges. Analyse tactique d’une résistance innovante.
    L’ouvrage basé sur documents allemands capturés et témoignages de survivant révéla l’ampleur de l’impact. Le colonel conclut “Ces hommes ont démontré qu’une petite unité possédant connaissance intimes du terrain peut neutraliser forces ennemies infiniment supérieures. Leur campagne mérite étude dans toutes les académies militaires.
    En 1967, monument fut érigé au col de la schloutte, stelle sobre portant inscription aux chasseurs inconnus qui défendirent ces montagnes 1942-194. Délibérément, aucun nom ni figure. Pierre Renault, présent à l’inauguration, expliqua : “Nous étions simplement ceux qui ont agi. D’autres auraient fait pareil. N’importe quel chasseur français aurait fait pareil.
    Cette humilité caractérisa génération entière de résistants. L’impact culturel persista à travers génération. Les écoles vaogiennes enseignent aujourd’hui l’histoire des tireurs fantômes comme exemple de résistance intelligente face à Occupation. Les clubs de chasse locaux maintiennent tradition de précision et patience rappelant que compétences civiles peuvent servir défense nationale en temps de crise.
    Les forêts des Vauges, théâtre de leur campagne sont préservés non seulement pour beauté naturelle mais comme mémorial vivant. La leçon durable transcende contexte spécifique. Lorsque force brutes occup territoire, lorsque hiérarchie militaire semble invincible, lorsque population semble impuissante, la résistance reste possible. Elle exige transformation de compétences ordinaires en outils extraordinaire.
    Elle exige patience remplaçant confrontation directe. Elle exige connaissance du terrain compensant infériorité en armement. Elle exige communauté solidaire protégeant ses combattants. Elle exige courage quotidien de continuer malgré peur, malgré perte, malgré désespoir apparent. En 1994, 50e anniversaire de la libération, dernière cérémonie réunie survivant.
    Marcel Dubois Junior, fils du bûcheron, luut lettre écrite par son père peu avant sa mort. Nous n’étions pas des héros. Nous étions des hommes qui avaient tout perdu et qui refusaient de perdre notre dignité. Chaque tir était prière.

    Preview
    Chaque mort infligée est écrit : “Nous existons, nous résistons, nous ne sommes pascus.” Les Allemands ont appelé ça sorcellerie parce qu’ils ne comprenaient pas qu’un peuple enraciné dans sa terre devient invincible. Ces montagnes étaient nôtres. Nous les connaissions, elles seulent nous protégeaient et à travers ell, nous avons prouvé que l’occupation n’est jamais totale, que la résistance est toujours possible, que la liberté mérite tous les sacrifices.
    Cette lettre résume l’héritage des chasseurs des Vauges, transformation d’hommes ordinaires en légende, non par superpouvoir, mais par détermination absolue. Démonstration que résistance efficace émerge de culture locale, connaissance territoriale, solidarité communautaire. Validation du principe que tyrannie, malgré puissance apparente, reste vulnérable face à population refusant soumission.
    Les Allemands ont crié à la sorcellerie parce qu’ils ne pouvaient accepter vérité plus troublante. Ils avaient été vaincus par l’esprit français, incarnés dans trois hommes armés de vieux fusils, de patience infinie et de refus. absolu d’accepter l’inacceptable. Vous avez découvert l’histoire extraordinaire des tireurs fantômes des Vauges.
    Si ces récits de résistance, de courage et de dignité française vous touchent, abonnez-vous à notre chaîne pour explorer d’autres histoires méconnues de la Seconde Guerre mondiale. Partagez en commentaire. Connaissez-vous d’autres exemples de résistance locale qui ont changé le cours de l’histoire ? Votre engagement honore la mémoire de ceux qui ont refusé la défaite, liberté, égalité, fraternité.

  • L’Ultimatum Choc de Rome à Paris : Meloni Met Macron en Demeure de Cesser la Diabolisation du RN et de Ne Plus Bloquer la Paix

    L’Ultimatum Choc de Rome à Paris : Meloni Met Macron en Demeure de Cesser la Diabolisation du RN et de Ne Plus Bloquer la Paix

    L’Ultimatum Choc de Rome à Paris : Meloni Met Macron en Demeure de Cesser la Diabolisation du RN et de Ne Plus Bloquer la Paix


    Article: Un Séisme Historique : Rome Défie Ouvertement l’Élysée

    Dans une escalade diplomatique d’une intensité rare, les fondations mêmes de l’Union Européenne sont ébranlées par un conflit qui dépasse le simple désaccord politique pour atteindre les profondeurs d’un véritable séisme idéologique. La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a lancé un ultimatum ouvert, direct et sans concession à Emmanuel Macron. L’injonction, d’une simplicité percutante, est dévastatrice pour le Président français : « Lâche enfin le RN ou… ! » Ces mots, prononcés depuis Rome avec le franc-parler légendaire de la dirigeante italienne, ne sont pas de simples déclarations. Ils constituent un assaut frontal contre l’élite française et bruxelloise, marquant un point de bascule historique dans les rapports de force européens.

    Meloni, dont le tempérament de feu et le pragmatisme politique sont désormais reconnus à l’échelle internationale, exprime haut et fort ce que des millions de citoyens pensent tout bas dans les États membres. Elle brise le silence feutré des salons dorés de Paris et des couloirs de Bruxelles pour dénoncer une hypocrisie qui, selon elle, gangrène la démocratie continentale. Cette affaire explosive ne se limite pas à la politique intérieure française. Elle redessine la carte politique du continent, fissure des alliances jugées solides et éveille les consciences endormies face à une déconnexion grandissante entre les gouvernants et les peuples.

    Le Choc Frontal : Cesser de Criminaliser l’Opposition Légitime

    Au cœur de l’ultimatum se trouve la légitimité du Rassemblement National. Meloni refuse de cautionner le « cordon sanitaire » et le jeu politique consistant à marginaliser et diaboliser des millions d’électeurs. Pour la cheffe du gouvernement italien, le RN n’est pas une « vague passagère » ou un « mouvement de protestation éphémère ». C’est, au contraire, le foyer politique authentique et le refuge de millions de Français qui se sentent légitimement « abandonnés » et « trahis » par un système qu’ils jugent élitiste et déconnecté de leurs réalités quotidiennes.

    La Première ministre italienne met ainsi en lumière les facteurs qui ont conduit à l’ascension fulgurante de l’opposition nationaliste : l’explosion des prix de l’énergie qui déchire le budget des ménages modestes, une « immigration massive et incontrôlée » qui sature les services publics et sème le chaos dans les quartiers, ainsi qu’une « folie idéologique » qui s’insinue dans les écoles et les administrations via des quotas et des discours moralisateurs.

    Face à ces maux, Meloni confronte Emmanuel Macron et l’élite européenne sans gants ni fausse diplomatie. Elle exige l’arrêt immédiat des « campagnes médiatiques orchestrées », des « rapports biaisés des services de renseignement qui stigmatisent » et des « décisions judiciaires partisanes qui bâillonnent une opposition légitime et populaire ». Si Paris choisit de faire la sourde oreille, l’avertissement est clair : Rome agira, et elle ne sera pas seule. Huit États membres de l’Union Européenne se sont déjà rangés derrière elle, formant une coalition inattendue mais puissante, dont la force ne serait que la surface visible d’un iceberg de mécontentement continental.

    Le Blocage de la Paix : Macron, l’Obstacle Géopolitique

    Le caractère le plus explosif de la mise en demeure de Meloni réside dans son lien astucieux et impitoyable avec la guerre en Ukraine. L’Italie ne se contente pas de défendre la légitimité démocratique du RN ; elle démasque, sans pitié, qui bloque réellement la paix en Europe à ce moment critique.

    Meloni contraste la posture française avec des avancées constructives : le retour possible de Donald Trump aux affaires, qui a signalé sa volonté d’adapter son plan pour un règlement du conflit ; le soutien pragmatique du président finlandais à une approche flexible ; et le travail constructif des négociateurs à Genève sur des solutions concrètes et viables, incluant des garanties de sécurité pour l’Ukraine inspirées de l’OTAN. Pendant que les questions territoriales, la reconstruction massive et la démobilisation progressive de l’armée ukrainienne sont négociées de façon réaliste, le président français, lui, est pointé du doigt.

    Meloni accuse implicitement Macron d’être celui qui « freine des quatre fers », qui « bloque obstinément » les avancées et qui « veut absolument continuer à livrer des armes lourdes » alors que tous les autres acteurs majeurs aspirent enfin à la paix. Sans le dire explicitement pour éviter une rupture diplomatique immédiate, le message est lu en lettres capitales : Macron est perçu comme le plus grand obstacle à la paix en Europe, enfermé dans une « verborrhée doctrinaire » et une « soif insatiable de gloire médiatique ».

    Ce positionnement français contraste violemment avec celui de Rome. Lors d’une conférence de presse récente, Meloni a administré une « gifle retentissante » à Macron en déclarant sans ambiguïté : « L’Italie n’enverra pas un seul soldat en Ukraine. Point final. » Un refus clair et net qui humilie le président français, régulièrement accusé de postures militaires grandiloquentes et démesurées. De surcroît, elle a affiché son « scepticisme profond » face au plan « fantaisiste » venu de Berlin et de Londres pour déployer des troupes de paix, soulignant la folie d’envoyer un contingent occidental face aux 1,3 million de soldats russes mobilisés.

    L’Hypocrisie Énergétique et le Nouvel Axe Souverainiste

    L’Italie enfonce le clou en matière de crédibilité en pointant du doigt les propres échecs et hypocrisies de la France, notamment en matière énergétique. Meloni rappelle fièrement que l’Italie a « complètement mis fin à sa dépendance au gaz russe, zéro absolu », grâce à une diversification « audacieuse et rapide ». Pendant ce temps, la France, qui a célébré pendant des années ses accords avec Gazprom, n’a rien diversifié de substantiel et est aujourd’hui la plus véhémente pour exiger des sanctions qui pourraient nuire à son propre approvisionnement futur. La critique est tranchante : l’Europe a besoin de politiciens qui construisent la paix « pierre par pierre, pas de ceux qui l’empêchent activement par leur posture ».

    En parallèle de ce front ukrainien, un deuxième front dévastateur s’ouvre sur la question migratoire et la souveraineté nationale. Huit États de l’UE, sous la houlette déterminée de l’Italie, ont signé un manifeste qui s’oppose frontalement à la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) à Strasbourg. Leur accusation est brutale : les juges de la CEDH se seraient arrogé des droits exorbitants qui détruisent la souveraineté des États-nations, faisant fi de la volonté populaire.

    « Nos citoyens nous ont élus, nous, pas les juges de Strasbourg qui n’ont jamais affronté un scrutin », a déclaré Meloni, dans une formule qui résume l’assaut contre la bureaucratie bruxelloise « anonyme ». Le modèle innovant de l’Italie (le « modèle Albanie » pour le traitement externe des demandes d’asile), est torpillé par ces mêmes juges avant même de pouvoir prouver son efficacité. Une alliance souverainiste se forme et gagne en force, incluant le Danemark, la Hongrie de Viktor Orbán, la Pologne, l’Autriche, la Tchéquie et la Slovaquie. Pendant que cette nouvelle force européenne agit, la France sous Macron est jugée « passive, résignée », s’enfonçant dans le centralisme bruxellois et acceptant des dictates sans broncher, malgré les avertissements d’un chaos juridique imminent.

    Le “Cordon Sanitaire” : Le Fiasco Français et le Booster du RN

    La crise française interne est l’arrière-plan le plus sombre de cet ultimatum. L’entêtement de la majorité présidentielle et de ses alliés à maintenir le « cordon sanitaire », cette « barrière artificielle » censée isoler le Rassemblement National, est désormais perçu comme l’acte politique qui alimente le plus l’extrême droite. Le camp de Macron, en « criminalisant des millions d’électeurs ordinaires », manifeste une « peur panique viscérale de leur propre peuple ».

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes et sont implacables : le RN culmine à 40 % dans les Hauts-de-France, est la première force incontestée en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Occitanie, et bat des records en Île-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes. Plus de 65 % des Français sont désormais convaincus qu’Emmanuel Macron est le « plus grand aide électoral du RN » qui ait jamais existé.

    Pendant que Paris s’obstine à se disputer sur des termes sémantiques et à calculer des arithmétiques de coalition, le pays s’enfonce dans le chaos : plus de 21 000 personnes obligées de quitter le territoire vivent encore sur le sol français, dont plus de 700 délinquants récidivistes graves. Plus de 70 % des Français affirment que le gouvernement a totalement perdu le contrôle de la migration. Ces faits accablants sont le terreau fertile d’un « soulèvement populaire massif » contre un establishment arrogant.

    Le Point de Bascule : Une Dernière Mise en Garde

    La stature internationale de la France est également écornée par cette confrontation. Meloni est célébrée par les médias américains influents et conservateurs comme la « nouvelle femme forte de l’Europe », une leader charismatique et déterminée. Macron, lui, est « relégué à la table des enfants à Washington », snobé par des figures comme Donald Trump, qui préfère appeler Orbán pour des discussions stratégiques privées.

    En conclusion, la mise en demeure de Meloni est le dernier avertissement avant une inévitable « escalade » dure et impitoyable. L’Italie, la Hongrie, et la Pologne produisent des « résultats concrets, mesurables » (protection des frontières, soutien à l’économie, défense de l’identité nationale), tandis que la France « ne produit que des excuses larmoyantes, des dettes abyssales et des leçons de morale hypocrite ». La question n’est plus de savoir si l’Europe va changer, mais combien de temps les citoyens vont tolérer l’inertie d’une élite déconnectée. L’heure de la vérité a sonné, et le choix est désormais entre le « Globalisme anonyme » et la « Souveraineté nationale retrouvée ».

  • Pourquoi Churchill a fait confiance à Truman après que Roosevelt l’a déçu

    Pourquoi Churchill a fait confiance à Truman après que Roosevelt l’a déçu

    Le 12 mai 4at jours après la capitulation de l’Allemagne Winston Churchill était assis dans son bureau au Des Downing Street en train de rédiger le télégramme le plus urgent de sa vie. Il était adressé à Harry Trumman. Un homme que Churchill n’avait rencontré qu’une seule fois.


    Ce télégramme contenait une phrase qui allait définir les cinquant années suivantes de l’histoire du monde. Un rideau de fer est tombé sur leur front, écrivait Churchill. Nous ne savons pas ce qui se passe derrière. Churchill suppliait le nouveau président américain de comprendre ce que Roosevelt avait refusé de voir. Stalin n’était plus un allié, c’était un conquérant.
    Et si l’Amérique retirait ses forces d’Europe comme prévu, tout ce pourquoi les alliés occidentaux avaient été combattus seraient perdu. Pour comprendre pourquoi Churchill était si désespéré en mai, il faut comprendre ce qui s’était passé entre lui et Franklin Roosevelt. L’histoire officielle racontait qu’ils étaient les plus proches des alliés, deux frères d’armes contre le fascisme.
    La réalité était beaucoup plus complexe. Churchill avait besoin de Roosevelt. La Grande-Bretagne était en faillite, luttant seule contre Hitler pendant deux ans avant l’entrée en guerre des États-Unis. Sans l’argent, les armes et les troupes américaines, le Royaume-Uni. aurait été forcé de négocier avec Hitler.
    Roosevelt le savait et il en profitait encore et encore lorsqu’il y avait un désaccord stratégique entre Churchill et Roosevelt. Celui-ci se rangeait du côté de Stalin. Non pas parce que Stalin avait raison, mais parce que Roosevelt construisait une relation avec le dictateur soviétique qu’il jugeait plus importante que son amitié avec Churchill.
    Ce schéma commença lors de la conférence de Théanre 1943. Churchill arriva avec une stratégie qu’il pensait capable d’écourter. La guerre une invasion par la Méditerranée, remontant par l’Italie, peut-être par les Balcans. Stalin détestait ce plan. Il voulait que les alliés occidentaux envahissent directement la France.
    Roosevelt devait choisir. Il choisit Staline. Mais ce n’était pas seulement la décision militaire qui blessa Churchill. C’était la manière dont Roosevelt la présenta. Le président américain fit tout pour se moquer de Churchill devant Stalin. Plus tard, Roosevelt se venta auprès de son cabinet. J’ai continué jusqu’à ce que Staline rit avec moi.
    La glace était brisée et nous avons parlé en hommes en frère. Churchill, assis dans cette pièce, regarda le président des États-Unis l’humili pour gagner les faveurs d’un dictateur communiste. Il ne dit rien. Il n’avait pas le choix. La Grande-Bretagne avait trop besoin de l’Amérique. La conférence de Yaltta en février 1945 devait préparer l’ordre mondial de l’après-guerre.
    Churchill arriva déterminé à obtenir des élections libres pour la Pologne et l’Europe de l’Est. Roosevelt lui voulait obtenir l’engagement de Stalin d’entrer en guerre contre le Japon et de participer aux Nations Unies. Ces objectifs étaient incompatibles. Stalin voulait faire de l’Europe de l’Est une zone tampon.
    Il n’allait pas permettre des élections libres pouvant produire des gouvernements hostiles à l’Union Soviétique. Roosevelt ne comprenait pas cela ou ne voulait pas le comprendre. Churchill observa Roosevelt céd sur tous les points. Le président américain accepta que le gouvernement polonais soit ami de l’Union soviétique.
    Il accepta des concessions territoriales en extrême Orient. Il accepta des formulations sur les élections libres que Stalin pourrait ignorer facilement. Le médecin de Churchill qui observa Roosevelt à Yalta écrivit que le président était un homme très malade n’ayant plus que quelques mois à vivre.
    Churchill se plaignit en privé. Le président se comporte mal. Il ne s’intéresse à rien de ce que nous essayons de faire. Le moment le plus dommageable à Yalta survint lorsque l’interprète de Roosevelt lui-même observa le président prendre à plusieurs reprises le parti de Stalin contre Churchill. Charles Bowen écrivit plus tard une analyse dévastatrice.
    Je n’ai pas aimé l’attitude du président qui non seulement soutenait Staline mais semblait prendre plaisir aux échanges entre Churchill et Stalin. Bowen se souvenait que Roosevelt aurait dû défendre un ami proche et un allié qui était réellement malmené par Staline. Selon Baulen, Roosevelt croyait qu’il fallait éviter à tout prix de faire front commun contre les Russes.
    C’était, écrivait-il, une erreur fondamentale découlant du manque de compréhension du président envers les bolcheviques. Chaque fois que Roosevelt refusait de soutenir Churchill, Stalin apprenait qu’il pouvait pousser plus loin. Chaque concession en appelait une autre. Roosevelt croyait pouvoir charmer Staline, le transformer en un membre responsable de la communauté internationale.
    Je pense que je peux gérer Stalin avait confié Roosevelt à Churchill. Il se trompait de manière catastrophique. L’approche de Roosevelt reposait sur un mal-entendu profond. Il croyait que l’hostilité de Staline venait de son sentiment d’être exclu par les puissances occidentales. Si l’Amérique faisait preuve de confiance et concédait certaines choses, Stalin ferait de même.
    Mais Stalin voyait le monde complètement différemment. Pour lui, les concessions étaient des signes de faiblesse. La confiance était quelque chose à exploiter. Chaque fois que Roosevelt cédait, en espérant une réciprocité, Staline prenait ce qu’on lui offrait et exigeait davantage. Churchill lui comprenait cela. Il étudiait les bolcheviques depuis 191, mais Roosevelt refusait d’écouter.
    Il était trop attaché à sa vision d’une coopération d’après-guerre avec l’Union Soviétique. Au début de 1945, Churchill était si alarmé par le comportement soviétique qu’il ordonna à son état-major de préparer un plan de contingence pour une éventuelle guerre contre l’Union soviétique. Le plan fut baptisé. Opération unthinkable.
    L’évaluation militaire arriva le 22 mai conclusion était dévastatrice. L’opération unthinkable échouerait probablement. L’armée rouge était trop puissante, les alliés occidentaux trop épuisés et l’opinion publique américaine ne soutiendrait jamais la poursuite de la guerre contre un allié récent. Churchill rangea le plan.
    Mais le simple fait qu’il l’it commandé montrait à quel point il était désespéré. La Pologne, pays pour lequel la Grande-Bretagne était entrée en guerre en 1939, était sur le point de devenir un satellite soviétique. C’était aussi le cas de la Tchécoslovaquie, de la Hongrie, de la Roumanie et de la Bulgarie.
    Et Franklin Roosevelt, l’homme qui aurait dû aider Churchill à empêcher cela, était en train de mourir. Le 23 mars 1945, 19 jours avant sa mort, Franklin Roosevelt admite enfin ce que Churchill lui répétait depuis des années. Avrait la raison, dit Roosevelt, “nous ne pouvons pas faire affaire avec Staline. Il a rompu chacune des promesses faites à Yalta. Mais il était trop tard.
    Roosevelt était mourant. Il n’avait plus l’énergie nécessaire pour affronter Stalin et il n’avait presque rien dit à son vice-président Harry Truman sur la situation. Roosevelt avait rencontré Truman exactement deux fois durant les deux jours où ce dernier fut vice-président. Les deux réunions furent brèves et purement protocolaires.
    Roosevelt ne lui parla jamais de la bombe atomique. Il ne le briefa jamais sur les accords de Yalta. Il ne lui expliqua jamais la détérioration des relations avec Stalin. Lorsque Roosevelt mourut le 12 avril 1945, Harry Truman hérita d’un monde en crise et il n’en savait presque rien. Churchill, lui, ne perdit pas de temps pour tester Truman.
    Le 6 mai avant la capitulation officielle de l’Allemagne, Churchill pressa Truman de ne pas retirer les forces américaines vers les zones d’occupation convenues avec les soviétiques. Utilisez votre position comme levier, argumenta Churchill. La réponse de Truman fut décevante. L’Amérique avait donné sa parole.
    Il n’allait pas rompre cet engagement. Churchill répliqua que les circonstances avaient changé puisque Stalin avait rompu toutes ses promesses. Truman resta inflexible. Six jours plus tard, vint le télégramme du rideau de fer. Churchill utilisait toutes les armes rhthoriques à sa disposition. Un rideau de fer est abaissé sur leur front.
    Nous ne savons pas ce qui se passe derrière. Il ne fait guère de doute que l’ensemble des régions à l’est de la ligne l’ubec Trieste Corfou tombera bientôt entièrement entre leurs mains. Pendant des semaines, rien ne se passa. Churchill attendait. L’armée rouge continuait de progresser vers l’ouest. La conférence de Potsdam en juillet fut la première rencontre prolongée entre Churchill et Truman.
    Dès les premiers jours, Churchill vit quelque chose qui lui redonna espoir. Truman n’était pas Roosevelt. Il était direct, pragmatique et de plus en plus méfiant envers les intentions soviétiques. Il n’essaya pas de charmer Stalin. Le deuxième jour, le secrétaire à la guerre, Stson, montra un message à Churchill.


    Les bébés sont nés avec succès. Le test de la bombe atomique avait réussi. L’Amérique possédait désormais l’arme la plus puissante de l’histoire humaine. La dynamique à Podotsdam venait de changer. L’Amérique n’avait plus besoin de l’aide soviétique pour vaincre le Japon. Truman disposé d’un levier dont Roosevelt n’avait jamais bénéficié.
    À mi- parcours de la conférence, Churchill perdit les élections générales britanniques et dut partir mais il avait vu assez. Truman comprenait ce que Roosevelt n’avait jamais compris. Après sa défaite électorale, Churchill retourna à la vie privée. Il avait 70x ans et il regardait impuissant.
    L’Union Soviétique consolidait son contrôle sur l’Europe de l’Est. Tous les avertissements qu’il avait adressé à Roosevelt s’accomplissaient. Puis en octobre, Churchill reçut une invitation du Westminster College de Fulton dans le Missouri. Elle était accompagnée d’une note manuscrite de Truman. C’est une école merveilleuse dans mon état natal.
    J’espère que vous pourrez venir. Je vous présenterai. Churchill comprit immédiatement l’occasion qui lui était offerte. Ce n’était pas une simple conférence universitaire. C’était une tribune avec le président à ses côtés pour dire publiquement ce qu’il disait en privé depuis des années. Truman lut le brouillon de Churchill dans le train vers le Missouri.
    Il approuva chaque mot. Cela ne fera que du bien, déclara Truman. Il savait exactement ce que Churchill allait dire. Il voulait que Churchill le dise. Le cinq mars 8 mille personnes remplirent le gymnase du Westminster College. 20000 autres se masser à l’extérieur. Le président Truman était assis sur l’estrade lorsque Churchill se leva pour parler.
    De Stétine, sur la Baltique à Trieste, sur l’Adriatique, un rideau de fer est descendu à travers le continent, déclara Churchill. Derrière cette ligne se trouvent toutes les capitales des anciens États d’Europe, central et orientales, Varsovie, Berlin, Prague, Vienne, Budapest, Belgrade, Bucarest et Sopia.
    Churchill appela une relation spéciale entre la Grande-Bretagne et l’Amérique pour faire face à l’expansion soviétique. Les soviétiques, disait-il, n’admiraient rien autant que la force et ne respectaèrent rien autant que la faiblesse. À l’expression du visage de Truman et à ses applaudissements répétés, il était évident qu’il approuvait.
    C’était le message qu’il voulait faire passer. Churchill disait ce que Truman ne pouvait pas dire lui-même. La réaction fut explosive. Stalin qualifia le discours de Bellicist et compara Churchill à Hitler. Le Wall Street Journal accusa Churchill d’empoisonner les relations avec la Russie. À New York, des manifestances escandantes Winnie Winnie Goaway.
    Truman prit ses distances publiquement, affirmant aux journalistes qu’il ne savait pas ce que Churchill allait dire. C’était un mensonge. Truman avait lu et approuvé chaque mot, mais la pression politique était intense. Pourtant, quelque chose d’important avait changé. Le discours de Churchill lança une conversation que les Américains n’évitaient depuis longtemps.
    En quelques semaines, le long télégramme de George Kenan commença à circuler, avertissant des intentions soviétiques. En moins d’un an, Truman annonça la doctrine Truman promettant un soutien américain aux nations résistants, à la pression communiste. Churchill avait fait confiance à Truman pour comprendre ce que Roosevelt avait refusé de voir et Truman, malgré ses hésitations publiques, avait parfaitement compris.
    Le discours du rideau de fer marqua le début de la guerre froide, mais il marqua aussi le début de l’alliance occidentale qui allait finir par la gagner. Le plan marchal reconstruisit l’Europe occidentale. L’Uen créa l’alliance militaire que Churchill avait appelé de ses vœux à Fulton.
    Le pont aérien de Berlin montra que l’Amérique tiendrait bon. La doctrine Truman engagea l’Amérique à contenir l’expansion soviétique dans le monde entier. Rien de tout cela ne serait arrivé si Roosevelt avait survécu. Roosevelt croyait qu’il pouvait travailler avec Stalin. Il considérait les avertissements de Churchill comme du simple impérialisme britannique.
    Il pensait pouvoir construire un ordre d’après-guerre fondé sur la coopération avec l’Union soviétique. Truman comprit ce que Churchill répétait depuis des années. Staline ne respectait que la force, les concessions, invité, l’agression. La seule manière d’empêcher la domination soviétique était une puissance occidentale unifiée.
    Churchill avait attendu des années un président américain qui l’écouterait. Avec Truman, il l’avait enfin trouvé. Roosevelt avait laissé tomber Churchill. Truman, lui, ne l’a pas fait. M.

  • Orbán Défie l’Union Européenne à Moscou et Scelle son Pacte avec Poutine : Le Pétrole Russe, Prix de la Souveraineté Hongroise

    Orbán Défie l’Union Européenne à Moscou et Scelle son Pacte avec Poutine : Le Pétrole Russe, Prix de la Souveraineté Hongroise

    Orbán Défie l’Union Européenne à Moscou et Scelle son Pacte avec Poutine : Le Pétrole Russe, Prix de la Souveraineté Hongroise


    Article: Un Défi Ouvert au Cœur de l’Europe

    Dans un geste de défiance politique calculée qui résonne comme un coup de tonnerre dans les couloirs de Bruxelles, le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a de nouveau franchi une ligne rouge symbolique et stratégique. Lors d’une rencontre très médiatisée avec le président russe Vladimir Poutine au Kremlin ce vendredi, le dirigeant hongrois a non seulement réaffirmé la continuité de la relation énergétique entre Budapest et Moscou, mais il a également promis de poursuivre sans faillir les importations d’hydrocarbures russes. L’annonce, faite sur le sol russe, est tout sauf anodine. Elle vient jeter un froid glacial sur les efforts acharnés de l’Union Européenne pour isoler économiquement et diplomatiquement la Russie depuis l’invasion de l’Ukraine en février 2022.

    La déclaration d’Orbán est catégorique : la Hongrie, a-t-il rappelé, dépend de ces importations et considère Moscou comme un « partenaire énergétique privilégié » essentiel à sa sécurité nationale et à son économie. Ce n’est pas la première fois que le premier ministre, souvent qualifié de franc-tireur européen, affiche une telle proximité avec le maître du Kremlin. Mais le moment et la fermeté de cette réaffirmation confèrent à cette visite une dimension de véritable « camouflet » pour l’ensemble du bloc européen, qui peine à maintenir un front uni face à l’agression russe.

    L’Alliance de Fait : Pourquoi Budapest Reste Fidéle à Moscou

    L’attachement de Viktor Orbán à la Russie repose sur un socle triple : une dépendance énergétique héritée, une convergence idéologique et une stratégie politique délibérée. D’un point de vue économique, l’infrastructure hongroise, comme celle de nombreux pays d’Europe centrale et orientale, a été construite pour recevoir le pétrole et le gaz russes. Modifier ces flux exige des investissements massifs, des années de travaux et des prix potentiellement plus élevés pour les consommateurs, une perspective politiquement toxique qu’Orbán cherche à tout prix à éviter. Le Premier ministre a d’ailleurs historiquement centré son discours sur la protection du niveau de vie des Hongrois contre les “élites de Bruxelles”, faisant de l’énergie bon marché un pilier de sa popularité.

    Sur le plan idéologique, les deux dirigeants partagent une vision commune de la souveraineté nationale face à ce qu’ils perçoivent comme l’ingérence des institutions libérales occidentales. Le Kremlin a d’ailleurs rapidement salué la position de la Hongrie dans le conflit en cours, reconnaissant implicitement la valeur de cet allié interne qui sème le trouble dans le camp occidental. Cette relation privilégiée permet à Orbán de se positionner comme le défenseur intransigeant des intérêts nationaux hongrois, quitte à contredire les principes fondamentaux de la politique étrangère et de sécurité commune de l’UE.

    Le “Camouflet” du Kremlin : Une Claque à la Stratégie d’Isolement de l’UE

    L’Union Européenne a dépensé une énergie politique colossale pour forger un consensus sur les sanctions visant à tarir les revenus russes et à affaiblir l’effort de guerre de Moscou. Or, la visite d’Orbán, et surtout sa promesse publique de continuité énergétique, torpillent en partie cette stratégie. Le message envoyé par Budapest est clair : l’unité européenne a ses limites et la solidarité face à l’Ukraine n’est pas un chèque en blanc qui justifie la mise en péril de l’économie nationale.

    Pour le Kremlin, cette rencontre est une victoire diplomatique majeure. Elle brise l’image d’une Russie totalement ostracisée et permet de démontrer que l’Europe est loin d’être monolithique. Chaque baril de pétrole et chaque mètre cube de gaz russe importé par un pays membre de l’UE affaiblit la portée des sanctions et renforce la position économique de Moscou. Les voisins européens de la Hongrie, notamment la Pologne et les pays baltes, qui ont fait des efforts considérables pour se sevrer des hydrocarbures russes, perçoivent l’attitude de Budapest comme une trahison pure et simple des efforts collectifs et des sacrifices consentis.

    La Dépendance Inébranlable : Chiffres et Réalités Hongroises

    La rhétorique d’Orbán sur la dépendance n’est pas entièrement sans fondement. Avant le conflit, la Hongrie dépendait de la Russie pour une part extrêmement importante de son gaz naturel et de son pétrole. Contrairement à de nombreux autres États membres qui ont accéléré la diversification, Orbán a délibérément choisi de ralentir ce processus, voire de l’ignorer. Alors que d’autres capitales européennes ont investi massivement dans les terminaux GNL ou les interconnexions avec des sources non-russes, la Hongrie a continué de miser sur ses infrastructures historiques.

    En se rendant au Kremlin, Orbán ne cherche pas seulement à sécuriser un approvisionnement ; il négocie probablement un prix, ou du moins une stabilité des coûts, que le marché mondial et la diversification ne peuvent garantir immédiatement. Ce choix pragmatique à court terme a cependant un coût géopolitique élevé, érodant la confiance de ses partenaires européens et renforçant la perception que Budapest agit en cheval de Troie de Moscou au sein de l’OTAN et de l’UE. La question n’est plus de savoir si la Hongrie peut se diversifier, mais si elle le veut réellement sous la direction actuelle, à rebours de l’élan continental.

    Un Équilibriste Géopolitique : Les Liens Singuliers avec Washington et Moscou

    Ce qui rend la position de Viktor Orbán unique en Europe, c’est sa capacité, notée dans le contexte du discours, à être un dirigeant proche à la fois de Moscou et de certains cercles d’influence à Washington. Ce talent d’« équilibriste » lui a permis d’obtenir, en novembre, une dérogation vitale aux sanctions américaines liées au pétrole russe, suite à des discussions avec l’ancien président américain Donald Trump.

    Cette capacité à ménager des liens avec l’aile la plus eurosceptique et isolationniste du Parti Républicain américain tout en étant l’ami déclaré de Vladimir Poutine donne à Orbán une marge de manœuvre que n’a aucun autre dirigeant européen. Il utilise cette position pour s’assurer que les sanctions occidentales ne nuisent pas aux intérêts hongrois, allant jusqu’à obtenir des exemptions spécifiques. C’est un jeu de pouvoir périlleux, mais pour l’heure, il lui permet de maximiser les avantages pour son pays en minimisant les coûts du consensus occidental. Cela met également en lumière les fractures internes au sein du camp occidental lui-même, où des lignes dures sur la Russie coexistent avec des positions plus souples, voire complaisantes.

    L’Avenir de l’Énergie Européenne : Vers une Fragmentation Accrue ?

    L’impact de la rencontre Orbán-Poutine s’étend bien au-delà des relations bilatérales. Il s’agit d’une menace tangible à la vision d’une Europe unie, capable d’exercer un véritable poids géopolitique. Tant qu’un État membre clé de l’UE et de l’OTAN maintient une porte ouverte sur la Russie pour ses approvisionnements stratégiques, le levier des sanctions perd de son efficacité.

    Le défi posé par Budapest force Bruxelles à une introspection délicate : comment concilier le droit de chaque État membre à sa souveraineté énergétique avec la nécessité d’une politique étrangère commune et cohérente ? La réponse pourrait résider dans des mécanismes de solidarité énergétique plus contraignants, mais cela nécessiterait un transfert de souveraineté que des dirigeants comme Orbán rejettent catégoriquement. La voie de la fragmentation semble malheureusement tracée, avec des États poursuivant des stratégies énergétiques et diplomatiques divergentes, sapant le projet d’autonomie stratégique européenne.

    En définitive, la promesse de Viktor Orbán faite à Vladimir Poutine est un acte politique lourd de conséquences. Il rappelle que la guerre en Ukraine se joue aussi dans les capitales européennes, non seulement sur le front de l’aide militaire, mais également dans la lutte pour la cohésion politique et la redéfinition des dépendances économiques. Le prix de la “souveraineté” énergétique hongroise, payé en pétrole russe, est un coût que l’unité européenne pourrait bien finir par payer au prix fort.

  • Pascal Praud : “L’Ukraine est l’un des pays les plus corrompus au monde. Mais on ne le dit pas ?”

    Pascal Praud : “L’Ukraine est l’un des pays les plus corrompus au monde. Mais on ne le dit pas ?”

    Le Silence Brisée : Corruption en Ukraine, Échec Afghan et la Nouvelle Brutalité du Discours Politique


    Le Silence Brisée : Corruption en Ukraine, Échec Afghan et la Nouvelle Brutalité du Discours Politique

     

    L’émission de Pascal Praud, « L’Heure des Pros » sur CNEWS et Europe 1, s’est transformée en un tribunal de l’actualité, où les vérités dérangeantes et les non-dits de la géopolitique et de la société française ont été disséqués avec une franchise brutale. Face à un public souvent bercé par des narratifs aseptisés, l’animateur et ses chroniqueurs ont mis en lumière trois sujets explosifs : la radicalisation du discours politique incarnée par Donald Trump, les conséquences « lamentables » de l’échec américain en Afghanistan, et surtout, le silence assourdissant qui entoure la corruption systémique en Ukraine, un sujet considéré comme tabou dans les médias français. Loin de toute euphémisation, l’analyse a exposé les failles de l’Occident, la fragilité de ses alliés et la nécessité d’un sursaut national.


    La Brutale Désignation du Mal : Quand Trump Ose l’« Animal »

     

    L’onde de choc est partie de Washington. Suite à l’attaque devant la Maison Blanche où deux militaires de la Garde Nationale ont été blessés par balles, Donald Trump a réagi avec une violence sémantique inouïe. L’ancien président a désigné l’auteur des tirs – un étranger Afghan entré aux États-Unis après les vols de rapatriement de septembre 2021 – non pas comme un criminel, mais comme un « animal ».

    Ce mot, analysé par les intervenants, marque une rupture radicale. En droit français, traiter quelqu’un d’animal est considéré comme une « injure » passible de condamnation. Sur le plan politique et philosophique, c’est une « déshumanisation totale » et une « répudiation délibérée d’un humanisme basique ». Le propos de Trump, selon l’analyse, vise à montrer que l’individu incriminé n’est plus sensible à aucun niveau de civilisation, justifiant ainsi une fermeté maximale – l’« animal qui a perpétré cet acte atroce paiera le prix le plus élevé possible ».

    Cette rhétorique brutale n’est pas anodine. Elle s’inscrit directement dans l’une des idées fixes de Donald Trump : le refoulement des Afghans. L’ancien président utilise l’attaque pour critiquer les vols de rapatriement de l’administration Biden et révoquer le statut temporaire qui protège des milliers d’Afghans, un pays qu’il n’hésite pas à qualifier de « trou » (rat hole). Ce glissement de langage, de la bête féroce à l’insulte politique et à la stigmatisation nationale, révèle une nouvelle ère de la communication politique, où l’indécence verbale devient une arme de conviction massive.


    L’Échec Afghan, Matrice de la Faiblesse et Fardeau Migratoire

     

    Au-delà de l’incident isolé, le plateau de CNEWS a lié cet événement à une faute politique aux répercussions globales : le retrait américain d’Afghanistan. Le départ soudain et « lamentable » des forces américaines a été qualifié de « véritable faute politique incroyable », un échec « éclatant » après 20 ans d’engagement.

    La « chute de Kaboul », avec ses images d’Afghans assiégeant l’aéroport et de Talibans pavoisant, a envoyé un « signal de faiblesse » à l’échelle mondiale. Pour certains chroniqueurs, cette déroute a pu encourager d’autres puissances, l’absence de l’empire n’ayant plus aucune puissance, ouvrant notamment la voie à des conflits majeurs. La guerre en Ukraine, selon cette analyse, « n’aurait sans doute pas eu lieu » sans cette faillite stratégique américaine.

    Cet échec s’est par ailleurs traduit par un fardeau migratoire souvent ignoré. Après avoir dépensé des milliers de milliards de dollars sans parvenir à stabiliser le pays, l’Amérique a vu s’installer 250 000 Afghans sur son sol. Mais l’impact est aussi très fort en France : plus de 100 000 Afghans sont arrivés en France depuis dix ans. Praud et ses invités ont pointé du doigt les difficultés d’intégration de cette population, souvent « analphabète » et n’apprenant pas le français, ce qui pose des problèmes de surreprésentation dans la délinquance, comme l’illustre l’exemple d’un Afghan condamné pour viol de prostituée, un cas qui met en lumière la difficulté à intégrer ces populations coupées des codes et de la langue de la société d’accueil.


    Le Scandale Ukrainien : La Corruption et le Double Jeu Américain

     

    L’un des moments les plus frappants de l’émission fut l’interrogation frontale de Pascal Praud : « L’Ukraine est l’un des pays les plus corrompus au monde. Mais on ne le dit pas ? ». Il a soulevé le tabou médiatique entourant le niveau de corruption à Kiev, un sujet qui, bien que connu de tous les Ukrainiens, est curieusement « très peu traité » dans les médias français.

    L’analyse s’est concentrée sur la figure de Volodymyr Zelensky :

    • Passé financier et paradis fiscaux : Le président ukrainien a été « épinglé » dans les Panama Papers pour avoir placé une partie de sa fortune dans des paradis fiscaux, notamment à Antigua. Bien que sa richesse ait été bâtie en tant que chef d’une boîte de production avant la politique, cette situation pose question.

    • Corruption de l’entourage : La situation est d’autant plus délicate que l’entourage immédiat de Zelensky est aujourd’hui « corrompu, compromis ». Suite à une enquête menée par la brigade anticorruption, des révélations ont mené à la chute de deux ministres et à la mise en cause du vice-Premier ministre. Ces réseaux rackettant l’énergie étaient au sein même de l’appareil d’État.

    Le timing de ces révélations est jugé hautement suspect. Elles ont fait surface au moment même où les Américains préparaient leurs plans d’aide, mettant Zelensky « en lock » diplomatique. Cette coïncidence laisse penser que les États-Unis, qui soutenaient les organismes de lutte anticorruption, ont « sans doute incité les magistrats et les policiers à enfin agir ». C’est l’illustration d’une « ambiguïté stratégique » américaine, où le soutien indéfectible à un allié ne gomme pas les exigences de transparence, surtout lorsque la corruption était un obstacle majeur à l’entrée de l’Ukraine dans l’Union européenne, un fait qui a été « gommé » par la guerre.


    L’Appel au Sursaut : Le Service Militaire Volontaire, Un Remède à la Cohésion Sociale ?

     

    En contrepoint des désordres internationaux, l’émission a abordé l’actualité française avec l’annonce attendue d’Emmanuel Macron : l’instauration du Service Militaire Volontaire (SMV). Ce dispositif, qui prévoit 10 mois d’engagement pour 2 000 à 3 000 jeunes la première année, vise à susciter un « engagement plus profond et utile aux forces armées ».

    Le SMV est perçu comme une forme de « préréserve » ou d’intégration réelle à l’armée, contrastant fortement avec les dispositifs existants. La Journée Défense et Citoyenneté (JDC) est jugée trop « théorique » et le Service National Universel (SNU) est décrié par les jeunes eux-mêmes comme une « colonie gratuite où on fait beaucoup de sport » et non une véritable formation militaire.

    Si l’initiative est perçue par certains comme un « coup de com’ » de la part du chef des armées pour faire diversion, elle est aussi considérée comme une opportunité intéressante. Cependant, pour qu’elle fonctionne, elle devra s’affranchir de l’échec personnel du SNU et obtenir l’adhésion de la classe politique en étant incluse dans la Loi de Programmation Militaire.

    Au-delà de la technique, l’enjeu est moral. Pour l’un des intervenants, le cadre de l’armée, avec sa rigueur (le lit au carré, le lever à 5h du matin) et son autorité, est l’outil le plus efficace pour restaurer la « cohésion sociale », le respect de l’autre et le sens de l’« histoire de notre patrie », face aux difficultés rencontrées par la société française pour éduquer et intégrer. Le service militaire volontaire, s’il est réellement exigeant, pourrait être le creuset nécessaire pour reconstruire le « vivre-ensemble » autour de valeurs d’autorité et de discipline.

    L’émission de Pascal Praud a ainsi rappelé une chose essentielle : derrière les grands enjeux internationaux (corruption, faillite stratégique), les réponses se trouvent souvent dans un retour au « cadre de l’armée » et à l’établissement de « vérités » que la bienséance politique préfère généralement taire. Le temps des euphémismes semble révolu.

  • Bardella Déclare la Guerre : Ordre, Assimilation et « Menace Existentielle » sur l’Identité Française

    Bardella Déclare la Guerre : Ordre, Assimilation et « Menace Existentielle » sur l’Identité Française

    Bardella Déclare la Guerre : Ordre, Assimilation et « Menace Existentielle » sur l’Identité Française


    Bardella Déclare la Guerre : Ordre, Assimilation et « Menace Existentielle » sur l’Identité Française

     

    L’actualité française est souvent perçue comme un flux incessant de crises sans véritable réponse. Invité sur CNEWS pour présenter son ouvrage, « Ce que veulent les Français » aux éditions Fillard, Jordan Bardella, président du Rassemblement National, a livré une analyse cinglante de l’état du pays, dressant le portrait d’une nation au bord de la rupture. Loin des tactiques de communication qu’il reproche au gouvernement, Bardella a martelé une vision de « sursaut pénal » et de « lutte sans merci » contre les menaces qui, selon lui, pèsent désormais sur l’identité et la sécurité des Français. Son discours, empreint d’une gravité qui se veut le reflet des souffrances populaires, résonne comme un cri d’alarme : le temps presse, et l’immobilisme est devenu le pire ennemi de la France.


    Le Narcotrafic : Un Combat Existentiel Non Mené

     

    Dès les premières minutes de l’entretien, le ton est donné. Face à la multiplication des actes criminels et au phénomène d’« ensauvagement » qui gangrène des villes comme Marseille ou Grenoble, Jordan Bardella assène une vérité douloureuse : la lutte contre le narcotrafic n’est pas perdue, « puisqu’elle n’est pas menée ». Il dépeint le travail des policiers comme l’effort courageux mais vain de « vider l’océan avec une cuillère », soulignant l’abandon de l’État dans de nombreux quartiers.

    Pour Bardella, le trafic de drogue est un « combat existentiel » qui mène à une véritable « sécession » de territoires entiers. La réponse proposée est radicale et implacable : une « guerre sans merci contre les trafiquants de drogue ». Cette stratégie repose sur plusieurs piliers fondamentaux.

    Premièrement, le rétablissement du contrôle de nos frontières nationales pour stopper l’entrée des substances illicites. Deuxièmement, l’instauration d’une politique pénale d’une fermeté absolue. Bardella est catégorique : il faut rompre avec « 30 années de politique de l’excuse » et mettre fin au laxisme judiciaire.

    Alors que le droit français prévoit des peines maximales, il doit désormais exister des peines minimales pour les atteintes à l’intégrité physique. Il insiste également sur la nécessité de construire des places de prison hautement sécurisées en s’inspirant des modèles de lutte antimafia, notamment celui de l’Italie. Enfin, pour protéger nos forces de l’ordre en première ligne face à des trafiquants « toujours plus armés, toujours plus dangereux », Bardella propose la mise en place d’une présomption de légitime défense.

    Le chef du Rassemblement National ne s’arrête pas aux trafiquants. Il interpelle directement les consommateurs, les jugeant « coresponsables de ces massacres ». Fustigeant « l’éternel angélisme » de la gauche appelant à la légalisation, il promet des amendes durcies contre la consommation et une fermeté accrue en cas de récidive, affirmant que derrière chaque achat, « il y a du sang versé ».


    La Menace Existentielle sur l’Identité Française

     

    Mais l’enjeu sécuritaire est indissociable d’une question plus profonde, celle de l’identité. Suite à une enquête de l’IFOP sur la montée du fait religieux et de la pratique rigoriste chez les jeunes musulmans de France (notamment le port du voile par une femme sur deux), Bardella y voit le résultat de « 30 années de politique d’immigration hors de contrôle ».

    Selon lui, cette politique a importé « une autre culture, des autres traditions, une autre conception de l’égalité homme-femme » et s’est caractérisée par un « refus total d’une politique d’assimilation ». Il dénonce la démission de l’État, notamment en raison du « basculement démographique » causé par l’accueil de 500 000 personnes chaque année, permettant l’enracinement de l’islamisation dans « d’innombrables quartiers de France ».

    Cette situation constitue, selon Bardella, la « plus grande menace, la menace existentielle qui pèse sur l’identité française, à savoir la disparition de la France dans beaucoup de quartiers ».

    Face à ce qu’il qualifie de conquête de l’espace public, il appelle à un « sursaut » :

    • Lutte contre le fondamentalisme islamiste : Fermeture des près de 500 mosquées radicales identifiées par les services de renseignement et qui, selon lui, ne sont pas fermées.

    • Expulsion : Il promet l’expulsion de tous les étrangers radicalisés afin de permettre aux services de se concentrer sur les islamistes français.

    • Dissolution des organisations de haine : Il souhaite la dissolution des organisations (citant les Frères musulmans, qu’il rappelle être considérés comme terroristes dans de nombreux pays) qui diffusent la « haine de l’Occident, la haine des juifs, la haine des femmes ».

    Concernant le voile islamique, Bardella estime qu’il n’est « pas souhaitable dans la société française » car il est devenu l’étendard des fondamentalistes et un marqueur de distinction entre les sexes. Il propose l’extension de la loi de 2004 sur l’interdiction des signes religieux ostentatoires à « l’ensemble des bâtiments de la sphère publique » (mairies, universités, services publics) pour réaffirmer la laïcité et l’égalité hommes-femmes, un fondement de la civilisation européenne.


    La France Solitaire et Accablée : Des Femmes aux Artisans

    L’interview ne s’est pas limitée aux grands sujets nationaux, mais a donné la parole à la « souffrance des Français » à travers les témoignages de citoyens ordinaires.

    L’insécurité des femmes : Interpellé par René, une commerçante marseillaise, sur la possibilité pour les femmes de se balader sereinement après 19h, Bardella a souligné le « déni » de l’insécurité qui force les femmes à « changer de trottoir, modifier leur tenue, regarder derrière elle » dans les transports et certains quartiers. Pour y remédier, en plus du tournant pénal et de l’instauration des peines minimales, il exige la fin des aménagements de peine pour les condamnations de plus de six mois de prison ferme pour atteintes à l’intégrité physique. Le message est clair : « l’intégrité physique doit retrouver un caractère sacré dans le droit français ». Il promet également l’expulsion systématique des délinquants et criminels étrangers.

    Le cri des artisans et la folie de l’énergie : Frédéric Croix, boulanger à Nice, a posé la question de l’urgence de créer un statut spécifique pour les petites entreprises, « qui remplissent les caisses de l’État ». Bardella a saisi cette occasion pour évoquer le « grand effacement de la France », citant l’exemple d’Olivier, un boulanger rural forcé de fermer car sa facture d’électricité a été multipliée par cinq.

    Il dénonce l’aberration des règles européennes qui forcent la France, pourtant dotée d’un parc nucléaire d’exception, à adosser le prix de son électricité sur le prix allemand. Un acte « insupportable » qui étrangle les TPE-PME et provoque des faillites. Son engagement est de permettre à la France de vendre son électricité à ses entreprises et ménages à un coût compétitif, autour de 50 ou 60 € le MWh, pour redevenir un « paradis énergétique » et rendre de l’oxygène à l’économie.


    La Solitude du Français et l’Éloge du Bon Sens

     

    Répondant à une question sur son manque d’expérience dans la vie active, Bardella a rappelé qu’il n’avait pas fait les grandes écoles, mais avait été élevé par sa mère, aide-soignante, dans une cité aux mains du trafic de drogue. Cette trajectoire lui confère, selon lui, une connexion « quasi inaltérable au peuple français ».

    Le plus frappant de ses rencontres pour son livre est « la solitude des gens aujourd’hui ». Les Français se débrouillent seuls et « n’attendent plus rien d’un État qui est de plus en plus confiscatoire ». La critique est acerbe contre un État qui accable ses citoyens de normes et de taxes, forçant agriculteurs et artisans à passer leur vie à remplir des CERFA au lieu de travailler de leurs mains. Il rappelle avec force le constat que « il y a une entreprise qui fait failli toutes les 5 minutes » en France.

    En conclusion, Jordan Bardella place l’urgence et la conviction au cœur de son projet. Il veut « rompre avec cette politique de l’excuse » et offrir un véritable « sursaut pénal ». Son message final aux Français est un appel à l’espoir et à l’action immédiate : « notre pire ennemi c’est le temps qui passe ». L’identité d’un pays, une fois abîmée, peut engendrer des conséquences irréversibles. Le redressement du pays, insiste-t-il, ne se fera qu’avec des dirigeants qui aiment et respectent les Français, en se basant sur le « bon sens populaire » qu’il a recueilli.

  • Londres durcit sa politique migratoire

    Londres durcit sa politique migratoire

    La Fin du “Ticket d’Or” : Le Royaume-Uni, Inspiré par le Modèle Danois, Impose Vingt Ans d’Attente pour la Résidence Permanente


    Article: La Fin du “Ticket d’Or” : Le Royaume-Uni, Inspiré par le Modèle Danois, Impose Vingt Ans d’Attente pour la Résidence Permanente

    Le Royaume-Uni vient d’annoncer un plan majeur sur l’immigration qui marque un tournant historique et déroutant pour son paysage politique. Loin des débats habituels sur la tolérance et l’ouverture, Londres adopte une position de fermeté sans précédent, avec un objectif clair : restreindre drastiquement l’attractivité migratoire du pays. Le Premier ministre Keir Starmer, figure du parti travailliste (Labour), a lui-même annoncé vouloir mettre fin au « ticket d’or » pour l’asile, une expression populaire désignant un modèle d’accueil jugé trop avantageux.

    Ce changement de cap est d’autant plus frappant qu’il est porté par une formation de centre-gauche. Il reflète une pression populaire et électorale si forte qu’elle contraint même les socio-démocrates à revoir leurs fondamentaux pour « sauver l’État-providence », comme ce fut le cas au Danemark. La ministre de l’Intérieur a justifié la manœuvre en affirmant que l’actuel « billet en or a fait grimper les demandes d’asile », encourageant les traversées dangereuses de la Manche depuis des « pays sûrs » et dénonçant que « l’immigration clandestine déchire notre pays ». Ce renversement rhétorique est significatif : l’immigration n’est plus perçue comme un facteur d’enrichissement, mais comme une force de division nationale.


    L’Onde de Choc du Labour : Quand la Gauche Durcit le Ton

    L’adoption de mesures migratoires extrêmement restrictives par un gouvernement travailliste est un phénomène qui interroge profondément les analystes politiques. C’est l’essence même du débat sur la question migratoire qui est remise en cause : soit on considère que l’idée de frontière et de restriction est « fasciste » et qu’il faut expliquer à quel point l’immigration est « formidable », soit on l’aborde comme une donnée éminemment politique qui pèse sur l’économie, la démographie, la culture, et la sécurité.

    Le Royaume-Uni, confronté à une réalité chiffrée alarmante, semble avoir choisi la seconde voie, répondant à une « pression populaire et donc électorale » incontournable. Les demandes d’asile ont triplé en quatre ans et plus de 39 000 personnes auraient débarqué sur les côtes anglaises cette année, un chiffre qui dépasse déjà celui de l’année précédente dans certaines analyses. Face à cette réalité, la ministre de l’Intérieur a clairement indiqué que la politique devait être analysée à l’aune de ce que la « population d’accueil peut supporter ».

    Cette approche, qui place la capacité d’accueil et le consentement populaire au centre de la politique migratoire, est la clé de compréhension du tournant. Comme l’ont expliqué les sociaux-démocrates au Danemark il y a une dizaine d’années, un État providence excessivement généreux ne peut être maintenu si les frontières ne sont pas limitées. Sans contrôle, la générosité de l’État s’effondrerait.


    Les Six Mesures Chocs : Vingt Ans pour la Résidence Permanente

    Le nouveau dispositif britannique s’inspire officiellement du modèle danois, visant à rendre la protection accordée aux réfugiés temporaire dans les faits, et non plus seulement en théorie. Les mesures annoncées sont d’une sévérité qui va bien au-delà des standards historiques du Royaume-Uni et qui choquent l’opinion :

    1. Réduction Drastique de la Durée de Séjour : La durée de séjour initiale accordée aux réfugiés sera réduite de moitié, passant de cinq ans à seulement trente mois.

    2. Délai Multiplié pour la Résidence Permanente : Le délai pour l’obtention de la résidence permanente (le statut de « settlement ») est multiplié par quatre. Aujourd’hui possible après cinq ans, il faudra désormais attendre vingt ans pour en faire la demande. C’est une mesure de dissuasion massive et claire.

    3. Retour Forcé si le Pays est Sûr : La protection sera révisée et jugée temporaire. Les réfugiés seront forcés de rentrer dans leur pays d’origine dès que celui-ci sera jugé sûr, après un réexamen effectué en fonction des évolutions politiques ou sécuritaires du pays en question.

    4. Suppression de l’Accès Automatique aux Aides Sociales : L’accès aux aides sociales ne sera plus automatique. Il sera supprimé pour les profils qui peuvent travailler mais ne le font pas, ou pour ceux qui enfreignent la loi. La contribution à la société est désormais la condition sine qua non pour bénéficier du soutien de l’État.

    5. Restriction du Regroupement Familial : Afin « d’éviter l’effet domino », la politique de regroupement familial, qui facilite aujourd’hui l’accueil des proches, sera considérablement réduite.

    6. Limitation des Recours Légal : Le gouvernement envisage de limiter les recours possibles devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH), une démarche qui, si elle se concrétise, marquerait une rupture avec une partie du droit international actuel du pays.


    L’Urgence des Chiffres et la Réponse Populaire

    Le Premier ministre britannique a résumé l’esprit de cette nouvelle politique : « Il n’y aura pas de billet en or pour s’installer au Royaume-Uni. L’établissement se mérite en contribuant à notre société, pas en payant un passeur pour traverser la Manche. » Ce discours est une réponse directe à une colère populaire qui s’est exprimée de manière visible et forte. Le Royaume-Uni est une nation traversée par une contestation populaire très forte, alimentée par une réalité migratoire que la ministre de l’Intérieur a jugé « déchire notre pays ».

    Ce climat de contestation, exacerbé par la progression du parti de Nigel Farage (Reform UK), oblige la classe politique, y compris le Labour, à adopter une posture de fermeté. Il s’agit d’une tentative de désamorcer une crise socio-culturelle et économique, et de répondre à une majorité de citoyens qui se sent dépassée par un « modèle multiculturel qui atteint plus que ses limites », notamment en matière d’asile et de pression sur les services publics.


    Le Modèle Danois : Le Succès d’une Décision Nationale

    La référence au modèle danois n’est pas anodine. La décision, initiée par les socio-démocrates danois, a été couronnée d’un succès incontestable sur le plan des chiffres. Le Danemark a vu son nombre annuel de premières demandes d’asile baisser de 85 % en dix ans. Ce résultat spectaculaire est souvent mis en parallèle avec l’évolution de la situation en France où, sur la même période, le nombre de demandes d’asile a augmenté de 120 %.

    Ce contraste permet de soulever une question centrale : la politique migratoire est-elle une question européenne ou nationale ? Si un ministre français suggère que la décision britannique répond aux « attentes des partenaires européens » et vise à se rapprocher des « standards européens », l’exemple danois prouve l’efficacité d’une décision nationale et unilatérale.

    De plus, l’argument des « standards européens » apparaît fragile en comparaison avec la situation française. Si le droit européen exige un titre de séjour d’au moins trois ans pour le statut de réfugié et d’au moins un an pour la protection subsidiaire, la France se montre bien plus généreuse en accordant des titres de dix et quatre ans. Modifier la durée de séjour, comme le fait le Royaume-Uni, serait une option disponible pour Paris si l’alignement sur les standards européens était réellement la priorité, mais cela semble subitement « impossible » en France.

    La stratégie britannique, en réduisant l’attractivité de manière drastique, vise à démanteler les réseaux de passeurs qui sont informés « dans la minute des changements de virgule dans les législations » et à rétablir une forme de contrôle national. En choisissant le camp de la restriction, le Royaume-Uni prend une position radicale qui pourrait avoir des conséquences majeures sur le flux des migrants, non seulement sur le pays, mais sur l’ensemble de l’Europe continentale. L’interrogation principale qui demeure est de savoir où iront ces demandeurs d’asile désormais dissuadés de tenter la traversée vers la Grande-Bretagne. Leur déplacement pourrait bien devenir le prochain défi de l’Union européenne.