💥¡¡BOMBE!! PANOT LÂCHE UNE PHRASE CHOC : “SAUVER MACRON ? CERTAINEMENT PAS !” ÉCHANGE INCANDESCENT

Ce matin, sur le plateau de BFM TV et RMC, l’air était électrique. Invitée par Apolline de Malherbe, Mathilde Panot, présidente du groupe La France Insoumise (LFI) à l’Assemblée nationale, n’est pas venue pour faire de la figuration. Dans un contexte politique d’une instabilité inouïe, où les gouvernements succèdent aux rumeurs de coalitions, elle a tracé une ligne rouge sang : aucun compromis, aucune alliance, et surtout, aucun sauvetage pour un Emmanuel Macron qu’elle qualifie désormais de « cas désespéré ».

La rupture, sinon rien

Dès les premières minutes, le ton est donné. Alors que la classe politique bruisse de rumeurs sur un possible gouvernement d’union ou une alliance technique impliquant le Parti Socialiste (PS), Mathilde Panot ferme la porte à double tour. « C’est la rupture ou rien », martèle-t-elle. Pour la cheffe de file des Insoumis, la situation est claire : participer à une coalition qui inclurait, de près ou de loin, des éléments de la Macronie, reviendrait à trahir le mandat donné par les électeurs.

Elle s’attaque frontalement à ses anciens partenaires de la NUPES et du Nouveau Front Populaire, ciblant implicitement Olivier Faure. Elle accuse ceux qui « discutent avec Gabriel Attal » de vouloir « sauver Emmanuel Macron » alors que ce dernier est, selon elle, « lâché de toutes parts ». Cette accusation de trahison politique est lourde de sens : LFI refuse de servir de béquille à un régime qu’elle juge à l’agonie.

Macron, le « problème » à éliminer

L’argumentaire de Panot repose sur un constat implacable et sombre de l’état de la France. Elle dépeint un pays en ruine : « 11 millions de pauvres », des hôpitaux fermés, des écoles sans moyens, et une démocratie « brutalisée ». Pour elle, la responsabilité incombe à un seul homme. « Le problème, c’est l’Élysée, c’est Emmanuel Macron », assène-t-elle.

Loin de chercher à apaiser les tensions, elle appelle à une solution radicale : le départ du Président. Que ce soit par la démission ou la destitution. Elle annonce d’ailleurs que 104 parlementaires ont signé une nouvelle motion de destitution, mettant au défi les autres forces d’opposition, notamment le Rassemblement National et les députés Horizons d’Édouard Philippe, de prendre leurs responsabilités. « S’ils ne votent pas la destitution, ils sont l’assurance-vie du système », lance-t-elle, qualifiant le RN d’« hypocrites ».

Le spectre du chaos institutionnel

L’interview met en lumière la profondeur de la crise institutionnelle actuelle. Panot évoque avec ironie le gouvernement Lecornu qui a duré « moins de 14 heures » et l’incapacité du gouvernement Bayrou à se maintenir sans le refus de censure de certains socialistes. Cette instabilité chronique, décrite comme une « décomposition », justifie selon elle l’intransigeance de LFI.

Elle balaie l’argument de la stabilité ou du « mieux que rien ». Pour Mathilde Panot, accepter des « miettes » ou une simple « suspension » de la réforme des retraites serait une capitulation. Elle exige l’abrogation totale, la retraite à 60 ans, et l’application stricte du programme du Nouveau Front Populaire. « Nous ne sommes pas là pour faire des petits arrangements », prévient-elle.

Un pari risqué ?

Cette stratégie du « tout ou rien » isole de plus en plus LFI sur l’échiquier politique, mais c’est un isolement assumé et revendiqué. En se posant comme la seule force de « rupture », Panot tente de capter la colère populaire grandissante, pariant sur le fait que le « bloc bourgeois » finira par s’effondrer sous ses propres contradictions.

Mais derrière la rhétorique guerrière, une question demeure : jusqu’où cette stratégie de la tension peut-elle mener le pays ? Alors que la menace de la guerre et l’urgence climatique sont évoquées comme des épées de Damoclès, le blocage institutionnel semble total. Mathilde Panot l’a dit : elle ne cédera rien. Pour Emmanuel Macron, le message est clair : l’hiver politique ne fait que commencer, et il sera glacial.

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