Scène explosive dans L’amour est dans le pré : deux prétendantes prêtes à se battre, une “nounou” obligée de s’interposer
Dans L’amour est dans le pré, le public connaît depuis longtemps Karine Le Marchand, figure bienveillante des agriculteurs. Mais, dans l’ombre des caméras, une autre présence veille sur eux : Anne Cantegrit, surnommée la “nounou” de l’émission. Interviewée sur M6, celle que tous appellent “Nanouche” se décrit comme la “confidente, psychologue, assistante sociale” des participants. “Ça fait 15 ans, je suis arrivée, un an après Karine en début de saison 7”, rappelle-t-elle avec simplicité.
En évoquant les coulisses du tournage, elle laisse entrevoir l’intensité émotionnelle de ces semaines partagées : “C’est un truc de dingue : on ne dort pas et tout le monde est à fleur de peau. On est dans l’observation. Mon rôle était d’aider l’agriculteur à verbaliser, analyser ou calmer. Un jour, j’ai mis [une prétendante, ndlr] dans une cuisine et l’autre dans une chambre, parce qu’elles se hurlaient dessus !“. Une scène de tension qu’elle narre avec un sourire, tout en préservant l’anonymat de ses protagonistes.
J’ai pleuré pendant deux jours.
La “nounou” du programme se souvient aussi de ses premiers pas auprès des candidats : “Il y en a que j’ai consolés, il y en a que j’ai connu tout au début avant même qu’ils s’inscrivent quand ils ont envoyé une lettre chez Fremantle et que je les ai appelés, que j’ai fait un premier questionnaire et que ensuite j’ai pris ma petite voiture avec ma petite caméra et je suis partie les voir”. Une mission de terrain qui lui confère un lien unique avec ceux qu’elle accompagne.
Lorsque l’émission a célébré ses vingt ans, l’émotion a été à son comble : “De les voir là tous se réunir pour les 20 ans, mais moi j’ai pleuré pendant deux jours quoi, j’ai ri, j’ai pleuré pendant deux jours. Karine et moi on a grandi ensemble, on a appris ensemble ce qu’était l’agriculture et les agriculteurs. Je pense que c’est devenu plus qu’une collègue, je pense que c’est devenu une amie. Dès qu’il y a une une naissance, c’est la première que j’appelle. Dès qu’il y a un mariage, c’est la première que j’appelle, elle connaît tout le monde, elle a des liens avec aussi beaucoup d’agriculteurs”. Des mots qui témoignent de l’amitié profonde née sur les chemins de campagne autant que dans les studios.
L’un des souvenirs les plus touchants d’Anne est lié à Didier, dont la lettre de candidature la marque encore aujourd’hui : “Je la connais par cœur c’était Nom Marvezy, prénom, Didier serait très honoré de participer à L’Amour et dans le pré avec un numéro de téléphone“. Avec humour, elle confie avoir dû apprivoiser le fort accent patois du candidat : “Je ne comprenais pas un mot de ce qu’il racontait et j’ai appris à parler le Didier (…) J’ai été la première traductrice du Didier pendant toute sa saison”. Un rôle inattendu, qui illustre parfaitement sa place à part dans l’aventure humaine que représente l’émission.
