đ„ 404 VOIX CONTRE 1 : L’Humiliation Totale de Lecornu et la Fin de la MĂ©thode Macron !

Lundi 24 novembre, une date qui restera gravĂ©e dans les annales parlementaires comme celle d’un naufrage absolu. Ce n’est pas juste une dĂ©faite politique, c’est une dĂ©route, une humiliation publique, un dĂ©saveu cinglant qui rĂ©sonne comme le glas d’une mĂ©thode de gouvernement Ă bout de souffle. SĂ©bastien Lecornu, le Premier ministre que l’on prĂ©sentait comme le “moine soldat” capable de discipliner l’AssemblĂ©e, vient d’essuyer un revers d’une violence inĂ©dite sous la Ve RĂ©publique.
Les chiffres donnent le vertige et se passent presque de commentaires : 404 voix contre, 1 voix pour. Oui, vous avez bien lu. Sur 577 dĂ©putĂ©s, un seul Ă©lu (Harold Huwart du groupe Liot) a validĂ© la copie budgĂ©taire du gouvernement. C’est du jamais vu. C’est un score de rĂ©publique bananiĂšre, mais inversĂ© : l’unanimitĂ© s’est faite contre l’exĂ©cutif.
Le “Budget Frankenstein” que Personne ne Voulait
Comment en est-on arrivĂ© lĂ ? Ce budget, qualifiĂ© de “Frankenstein” par les oppositions (LFI et RN en tĂȘte), Ă©tait mort-nĂ©. BricolĂ© Ă la hĂąte, cousu de fils blancs, coupĂ© et recousu au grĂ© d’amendements contradictoires, il est devenu une crĂ©ature difforme qui a fini par rĂ©vulser tout le monde, y compris ses propres gĂ©niteurs.
Les macronistes eux-mĂȘmes, censĂ©s ĂȘtre le socle de la majoritĂ©, se sont abstenus ou ont disparu au moment du vote, refusant de cautionner ce monstre lĂ©gislatif. Les socialistes, pourtant tentĂ©s par le compromis et prĂȘts Ă bien des contorsions pour se rapprocher du pouvoir, ont fini par jeter l’Ă©ponge, estimant que le compte n’y Ă©tait pas. Le “bloc central” a explosĂ© en vol.
Ăric Coquerel, prĂ©sident LFI de la commission des finances, a rĂ©sumĂ© la situation avec une luciditĂ© cruelle : “La politique de Macron est tellement minoritaire qu’elle ne tient plus qu’Ă une seule voix.” Le roi est nu, et son Premier ministre avec lui.
Lecornu : Le Mythe du “Moine Soldat” EffondrĂ©
SĂ©bastien Lecornu nous avait vendu le “temps des discussions”, le compromis, la main tendue. Quelle blague. Sa stratĂ©gie s’est rĂ©vĂ©lĂ©e ĂȘtre une impasse totale. Il a cru pouvoir contourner la politique, “dĂ©politiser” les ministres, responsabiliser le Parlement sans donner de cap clair. RĂ©sultat ? Il s’est retrouvĂ© coincĂ© entre un gouvernement qui expĂ©die les affaires courantes et un exĂ©cutif qui feint d’avoir encore un projet.
Les oppositions se rĂ©galent. Ă droite, on l’accuse d’aplat-ventrisme. Ă gauche, on cĂ©lĂšbre l’Ă©chec d’un texte sans colonne vertĂ©brale. Lecornu tente bien de faire bonne figure, affirmant devant Matignon qu’il y a “toujours une majoritĂ© pour voter un budget” et blĂąmant le “cynisme” des extrĂȘmes. Mais personne n’est dupe. Chercher des coupables quand on perd 404 Ă 1, c’est refuser de voir la rĂ©alitĂ© en face.
Vers la “Loi SpĂ©ciale” : La France sous Perfusion

Alors, que va-t-il se passer ? Le rejet est tel qu’imaginer une adoption miraculeuse d’ici NoĂ«l relĂšve de la science-fiction. Le 49.3 ? Lecornu s’Ă©tait jurĂ© de ne pas l’utiliser, mais il risque de devoir ravaler sa promesse, au prix d’une crise politique encore plus grave.
Sinon, il reste l’option du pire : la “loi spĂ©ciale”. C’est la roue de secours de la Constitution, le mode “survie”. Cela permettrait Ă l’Ătat de continuer Ă lever l’impĂŽt et payer les fonctionnaires dĂ©but 2026, mais interdirait toute nouvelle dĂ©pense. L’Ătat serait en pilotage automatique, figĂ©, incapable d’investir ou d’agir. Une France Ă l’arrĂȘt, gĂ©rĂ©e au jour le jour. C’est une perspective effrayante pour nos services publics dĂ©jĂ exsangues, mais c’est dĂ©sormais le scĂ©nario le plus crĂ©dible.
Macron : Le DĂ©ni Jusqu’au Bout
Et pendant que la maison brĂ»le, que fait Emmanuel Macron ? Il regarde ailleurs. Toujours au plus bas dans les sondages, isolĂ©, dĂ©testĂ©, le PrĂ©sident semble vivre dans une bulle. On le dit obsĂ©dĂ© par son bilan, rĂȘvant mĂȘme d’un retour en 2032 (une idĂ©e qui fait sourire ou grincer des dents, selon le camp).
Il se rĂ©fugie dans l’international, fuyant les affaires intĂ©rieures devenues ingĂ©rables. Mais cette fuite en avant ne trompe personne. Macron voulait “faire de la politique autrement”, il a fini par casser le jouet institutionnel. Sa majoritĂ© est rĂ©duite Ă peau de chagrin, et son autoritĂ© n’est plus qu’un souvenir.
Ce vote historique du 24 novembre n’est pas un simple accident de parcours. C’est le symptĂŽme terminal d’un rĂ©gime qui n’a plus de souffle, plus de direction, et plus de lĂ©gitimitĂ© parlementaire. La France entre dans une zone de turbulences inconnue, et le commandant de bord semble avoir lĂąchĂ© les commandes. Attachez vos ceintures, l’atterrissage va ĂȘtre violent.

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