PARTIE 2 : LES ÉCHOS DE LA CHAMBRE CLOSE

Lorsque le dernier pan de lin tomba, la réalité s’effrita sous les yeux de Livia. La statue de bois de Mutinus Tutinus n’était pas un objet inerte. Sous la lueur vacillante des torches, les veines sombres du bois semblaient se contracter comme des fibres charnelles, et les yeux gravés, autrefois ternes, paraissaient désormais suivre chaque respiration saccadée de la jeune femme. Le silence dans la pièce n’était pas de la révérence ; c’était de l’asphyxie.
« Assieds-toi. » La voix de la Pronuba n’était plus un murmure de conseillère ; elle claqua comme le métal contre la pierre. Marcus Petronius Rufus, son époux de vingt-cinq ans son aîné, se tenait là, le visage dévoré par l’ombre, les yeux brillant d’un plaisir malsain, celui d’un possesseur. Il ne regardait pas Livia comme une épouse ; il la scrutait comme une terre à labourer et à marquer du sceau de conformité.
Le vieux médecin commença à ouvrir sa trousse. Le cliquetis des tiges de fer fines et des pinces de bronze résonna de manière sèche. Il s’approcha, ses mains froides comme celles d’un cadavre effleurant la peau tremblante de Livia. Ce n’était pas de la médecine ; c’était une violation protégée par la loi. Sa mission consistait à documenter l’intégrité de la « marchandise » en termes cliniques sur des tablettes de cire, sous les yeux des témoins qui retenaient leur souffle.
Livia voulut hurler, mais sa gorge semblait obstruée par du sable brûlant. Elle se souvint des paroles de sa mère : « Ne résiste pas. » Elle comprenait enfin. Celles qui résistaient dans cette pièce ne revoyaient jamais la lumière du jour. Elles disparaissaient dans les cryptes de Rome, effacées de la généalogie comme un bien défectueux.
Lorsqu’elle fut contrainte de se soumettre au rite devant l’effigie divine, une sensation glaciale parcourut l’échine de Livia. Ce n’était pas seulement de l’humiliation. Elle sentit quelque chose d’antique et de malfaisant s’éveiller. Mutinus Tutinus n’était pas seulement le nom d’un dieu ; c’était un piège spirituel. Un murmure hideux résonna à son oreille, ne provenant d’aucune bouche présente, mais du bois lui-même : « Tu appartiens à Rome… Tu appartiens à nos ténèbres. »

Soudain, les torches s’éteignirent. Dans l’obscurité totale, Livia entendit les ricanements des âmes contraintes — les épouses précédentes décédées dans cette même chambre, celles dont les corps avaient été épuisés par les inspections et les enfantements sans fin. Des spectres sans nom, rayés des chroniques romaines, mais à jamais piégés entre ces murs d’adobe.
Une main invisible, visqueuse et glacée, caressa son visage. Marcus ralluma une bougie, mais ses traits s’étaient métamorphosés. Le masque du noble fortuné était tombé, révélant une entité avide de pouvoir absolu. Ce rituel n’était pas seulement destiné à vérifier la virginité ; c’était un acte de sacrifice de l’âme pour maintenir la prospérité de l’Empire sur le sang des femmes.
« C’est fait », déclara le médecin d’une voix qui résonna comme un coup de marteau sur un cercueil. « Le sceau est confirmé. » Les témoins hochèrent la tête et signèrent l’accord d’un geste unanime, utilisant une encre rouge sombre, aussi épaisse que du sang. Livia regarda le sol : son ombre, portée par la bougie, n’était plus celle d’une jeune fille de 18 ans. Elle était mutilée, brisée, remplacée par la silhouette d’une esclave de la tradition.
Alors que la porte de la chambre se refermait brutalement, l’isolant du monde extérieur, Livia comprit que la jeune fille nommée Livia Tersa était morte ce matin-là. Ce qu’il restait n’était qu’un instrument de Rome. Dans le coin sombre, la statue de Mutinus Tutinus commença à suinter un liquide noir, comme si le dieu lui-même s’abreuvait de ses dernières larmes.
Rome voulait que le monde oublie l’existence de cette pièce. Elle veut vous faire croire aux vers romantiques de Virgile ou aux exploits de César. Mais chaque pierre de Rome est imprégnée du cri silencieux des épouses comme Livia. Ne levez jamais les voiles du passé si vous ne voulez pas entendre le grincement de dents des traditions devenues démons.
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