Cusco, Pérou, novembre 1532. La nuit tombe sur la capitale de l’Empire Inca. Dans les temples dorés, les Aclas, les vierges consacrées au Soleil, préparent les rituels sacrés du lendemain. Elles ignorent que dans les montagnes, à moins de 200 km, une armée de 168 hommes marche vers elles. Ces hommes, menés par Francisco Pizarro, vont commettre au cours des 40 prochaines années ce que les historiens contemporains qualifient de génocide sexuel systématique. Ce que vous allez découvrir va bouleverser tout ce que vous pensiez savoir sur la conquête de l’Amérique, car ce que les Espagnols ont fait aux femmes Incas n’était pas simplement de la violence de guerre, c’était une stratégie calculée, documentée, organisée par l’État espagnol lui-même pour détruire le tissu social d’une civilisation entière. Et le pire : ce système était légal, officiellement approuvé par la couronne d’Espagne et béni par l’Église catholique.

Pour comprendre l’ampleur de cette horreur, il faut d’abord comprendre ce que représentaient les femmes dans la société Inca avant l’arrivée des Espagnols. L’Empire Inca, qui s’étendait sur plus de 4 000 km du nord au sud, possédait une structure sociale complexe où les femmes occupaient des rôles sacrés et politiques essentiels. Au sommet de cette hiérarchie féminine se trouvaient les Aclas, littéralement « les choisies ». Ces jeunes filles, sélectionnées dès l’âge de 8 ans pour leur beauté exceptionnelle et leur pureté, étaient retirées de leur famille et emmenées dans des temples appelés Acllahuasi. Là, elles recevaient une éducation élitiste. Elles apprenaient à tisser les textiles les plus fins de l’empire, à préparer la chicha cérémonielle, à chanter les hymnes sacrés au dieu soleil Inti. Leur virginité était considérée comme un trésor national. Toucher une Acla sans autorisation de l’Inca était puni de mort, non seulement pour le coupable, mais pour sa famille entière. Elles représentaient la pureté cosmique de l’empire, le lien direct entre le peuple et les dieux. Mais il existait également d’autres catégories de femmes respectées dans la société Inca : les Mamakuna (femmes matures chargées de l’éducation des Aclas), les Quipayok féminines (comptables qui maîtrisaient le système complexe des Quipus, ces cordes nouées servant à enregistrer les informations), les guérisseuses, les prêtresses des cultes régionaux, les épouses des Curacas qui participaient aux décisions politiques locales. Chacune de ces femmes jouissait d’un statut social protégé par des lois strictes.
Le 16 novembre 1532, tout cela s’effondre en une seule journée. À Cajamarca, une ville située dans les Andes péruviennes, Francisco Pizarro organise une embuscade contre l’Inca Atahualpa. En moins d’une heure, 168 conquistadors espagnols massacrent entre 6 000 et 8 000 guerriers Incas. L’Inca lui-même est capturé vivant. Mais ce que les chroniques espagnoles mentionnent à peine, c’est ce qui se passe après la bataille. Pedro Pizarro, cousin de Francisco et témoin direct des événements, écrit dans ses mémoires publiées en 1571 : « Après la capture de l’Inca, nos hommes se sont dispersés dans le campement royal. Là, ils ont trouvé les servantes et les femmes de l’Inca. Ce qui s’est passé ensuite, je préfère ne pas le décrire en détail, car même les prêtres qui nous accompagnaient ont détourné le regard. » Cette phrase cryptique cache l’une des premières violences sexuelles massives de la conquête. Les chroniques du prêtre Francisco de Jerez, secrétaire de Pizarro, sont plus explicites. Il écrit : « Les femmes du camp royal étaient si nombreuses que chaque soldat en a pris plusieurs pour son service. » « Pour son service » est l’euphémisme colonial pour esclavage sexuel. Cette nuit du 16 novembre 1532 marque le début d’un système qui va durer 40 ans et détruire des centaines de milliers de vies.
Cette pratique devient rapidement légale et organisée grâce à un système appelé l’encomienda. Le 20 novembre 1536, l’Empereur Charles Quint signe à Tolède un décret qui autorise officiellement la distribution de populations indigènes (hommes, femmes et enfants) aux conquistadors méritants. L’encomienda n’est pas officiellement de l’esclavage. Théoriquement, les indigènes restent des sujets libres de la couronne espagnole. En pratique, ils sont assignés à un encomendero espagnol qui possède un droit absolu sur leur travail, leurs biens, et surtout sur leur corps. Les documents des Archives des Indes à Séville révèlent des détails glaçants. Un encomendero nommé Diego de Almagro reçoit en 1535 une encomienda comprenant 200 Indiens tributaires avec leur famille, y compris 47 jeunes femmes « en âge de servir » (ce qui signifie entre 12 et 25 ans). Le chroniqueur Guaman Poma de Ayala, lui-même métis et témoin direct, publie en 1615 une chronique illustrée intitulée Nueva Corónica y Buen Gobierno. Dans ce manuscrit de 1189 pages, conservé à la Bibliothèque Royale de Copenhague, il décrit avec des détails horrifiants le système d’exploitation sexuelle. Les encomenderos prennent les jeunes filles indiennes dès l’âge de 9 ans. Ils les violent sous les yeux de leurs parents. Si les pères protestent, ils sont fouettés publiquement. Si les mères pleurent, elles sont également violées pour les faire taire. Guaman Poma inclut même des illustrations. Une de ces images, terrifiante dans sa simplicité, montre un conquistador à cheval traînant par les cheveux une jeune femme Inca pendant que son père gît au sol, frappé à coups de bâton. La légende sous l’illustration dit simplement : « Ainsi il maltraite les Indiennes. »
Mais le système de l’encomienda n’est que le premier niveau de cette horreur. Le deuxième niveau est encore plus pervers, car il utilise l’Église catholique comme instrument de violence sexuelle. Entre 1540 et 1560, des dizaines de couvents sont construits à travers le Pérou. Officiellement, ils sont destinés à sauver les âmes des païennes Incas en les convertissant au christianisme. En réalité, ils servent de centres de détention où les jeunes femmes indiennes, en particulier les anciennes Aclas, sont enfermées de force. Le processus est décrit dans les actes du 3e Concile de Lima de 1583, conservés aux Archives Vaticanes : Les curés espagnols reçoivent l’ordre de « collecter les Vierges du Soleil et autres femmes vouées aux idolâtries païennes » et de les placer dans des « maisons de rédemption ». Une fois enfermées dans ces couvents, les femmes Incas subissent ce que les documents de l’époque appellent pudiquement « la pénitence pour leurs péchés ancestraux ». Le chroniqueur Bartolomé de las Casas, pourtant défenseur des droits des Indiens, rapporte des témoignages troublants dans son œuvre Brevísima relación de la destrucción de las Indias publiée en 1552. Dans le couvent de Santa Clara à Cusco, les religieuses indigènes étaient soumises à des jeûnes si sévères que plusieurs en moururent. Et le pire venait la nuit, lorsque certains prêtres espagnols entraient dans leurs cellules sous prétexte d’instruction spirituelle. Las Casas n’ose pas écrire explicitement ce qui se passe, mais d’autres documents sont moins pudiques. En 1558, une enquête de l’Inquisition espagnole à Lima révèle le cas du père Rodrigo de Loaza, curé du couvent de Santo Domingo, accusé par six religieuses indigènes d’abus sexuel répété. Il est interrogé par les autorités ecclésiastiques. Sa défense, conservée dans les archives de l’Inquisition à Madrid, est glaçante : « Ces femmes, anciennes servantes du démon sous forme de Vierge du Soleil, devaient être purifiées par l’humilité. Si j’ai péché avec elles, c’était pour briser leur orgueil païen et les soumettre à la volonté de Dieu. » Les six femmes qui l’ont accusé sont punies de 50 coups de fouet chacune pour « faux témoignage contre un serviteur de Dieu ». Ce cas n’est pas isolé. Entre 1550 et 1580, les archives de l’Inquisition péruvienne enregistrent 73 plaintes similaires. Toutes se terminent par l’acquittement des prêtres accusés et la punition des victimes.
Mais il existe un troisième niveau de cette horreur qui dépasse encore les deux premiers. C’est ce que les historiens modernes appellent le Mestizaje Forzado : le métissage forcé. Et c’est là que le plan génocidaire des Espagnols révèle toute sa perversité, car l’objectif n’était pas seulement de dominer les femmes Incas, c’était de détruire biologiquement la race Inca elle-même. Les instructions officielles envoyées par la couronne espagnole au vice-roi Francisco de Toledo en 1569 sont explicites. Ce document, conservé aux Archives générales des Indes à Séville sous la référence Lima 28, stipule : « Afin de pacifier définitivement cette terre et d’éviter toute rébellion future, il convient d’encourager l’union entre les Espagnols et les femmes indigènes de haute lignée. Les enfants issus de ces unions étant sans mêle [métis], ne pourront jamais revendiquer la légitimité du trône Inca. Ainsi, la menace dynastique sera éteinte par les ventres mêmes de leurs femmes. » Voilà le plan révélé dans sa brutalité administrative : utiliser les femmes Incas comme arme biologique contre leur propre civilisation.
Et ce plan est mis en œuvre avec une efficacité terrifiante. Entre 1572 et 1580, le vice-roi Toledo organise ce qu’il appelle les matrimonios estratégicos : les mariages stratégiques. En réalité, il s’agit de mariages forcés entre conquistadors espagnols et princesses de la noblesse Inca. Le but : créer une nouvelle élite métisse qui devra son statut à l’Espagne et non à l’héritage Inca. Le cas le plus documenté est celui de Béatrice Coya, petite-fille de l’Inca Huayna Capac et cousine d’Atahualpa. En 1572, à l’âge de 16 ans, elle est forcée d’épouser le capitaine Martin Garcia de Loyola, conquistador de 47 ans et neveu de Saint Ignace de Loyola, fondateur des Jésuites. Le mariage est célébré en grande pompe dans la cathédrale de Cusco. Le vice-roi Toledo lui-même officie. L’union est présentée comme un symbole de réconciliation entre les deux mondes. Mais les lettres privées de Béatrice Coya, découvertes en 1998 dans les archives de la famille Loyola en Espagne, racontent une toute autre histoire. Dans une lettre datée de 1574 et adressée à sa cousine Maria Cusi Yorka, elle écrit : « Je vis dans un palais doré qui est ma prison. Mon époux me visite chaque nuit comme on entre dans une écurie. Il m’appelle sa ‘jument inca’. Quand je lui ai donné une fille, il a pleuré de rage car il voulait un fils. Maintenant il ne me touche plus et passe ses nuits avec mes servantes. » Cette lettre, rédigée en Quechua et traduite seulement 400 ans plus tard, révèle la réalité derrière la propagande coloniale des mariages harmonieux. Béatrice Coya donnera naissance à deux enfants métis avant de mourir en 1582 à l’âge de 26 ans de ce que les documents médicaux de l’époque appellent « mélancolie profonde », un terme qui cache probablement un suicide.
Mais la violence sexuelle systématique ne se limite pas aux élites. Elle touche toutes les strates de la société Inca, transformant la conquête militaire en véritable génocide démographique. Les recensements coloniaux espagnols réalisés entre 1570 et 1620 révèlent des statistiques terrifiantes. En 1532, au moment de l’arrivée des Espagnols, la population de l’Empire Inca est estimée entre 10 et 12 millions d’habitants. En 1620, soit seulement 88 ans plus tard, cette population a chuté à moins de 1 million de personnes, une baisse de plus de 90 %. Les maladies européennes (variole, rougeole, typhus) expliquent une partie de cette catastrophe démographique. Mais les recherches récentes de l’historienne péruvienne Maria Rostworowski révèlent un facteur longtemps ignoré : l’effondrement du taux de natalité chez les femmes Incas. Entre 1550 et 1600, le nombre d’enfants nés vivants par femme Inca passe de 4,3 en moyenne à seulement 1,2. Pourquoi une chute aussi brutale ? Les chroniques médicales de l’époque fournissent des indices. Le médecin espagnol Nicolas Monardes, qui exerce à Lima entre 1565 et 1578, écrit dans son traité Historia medicinal de las cosas que se traen de Nuestra Indias Occidental : « Les femmes indigènes souffrent d’une maladie que nous appelons matriz cerrada [matrice fermée]. Elles ne peuvent plus concevoir ou perdent leurs enfants avant terme. Les causes sont multiples : maladie vénérienne transmise par les Espagnols, malnutrition due au travail forcé, mais aussi un état d’esprit que je ne peux expliquer médicalement. Elle semble avoir perdu la volonté de donner naissance. »
« Perdu la volonté de donner naissance » : cette phrase clinique cache une réalité que les anthropologues modernes appellent le « suicide reproductif collectif ». Face à une violence sexuelle systématique et à l’impossibilité de protéger leurs enfants, des milliers de femmes Incas choisissent consciemment de ne plus procréer. Certaines utilisent des herbes contraceptives traditionnelles, d’autres pratiquent des avortements volontaires. Les plus désespérées tuent leur nouveau-né pour leur éviter une vie d’esclavage. Le chroniqueur Guaman Poma rapporte des scènes déchirantes : « Les mères indiennes pleurent quand elles accouchent de filles, car elles savent que leurs filles deviendront les prostituées des Espagnols. Certaines étouffent leurs bébés filles à la naissance et prétendent qu’ils sont mornés. » Les prêtres les punissent en les brûlant vives pour infanticide, mais même cette menace ne les arrête pas. Entre 1580 et 1650, les archives paroissiales du diocèse de Cusco enregistrent 4 783 accusations d’infanticide contre des femmes indigènes. Sur ce nombre, 2 156 sont condamnées et exécutées, généralement par pendaison ou bûcher. Mais les historiens estiment que pour chaque cas découvert et jugé, des dizaines d’autres passent inaperçus. Le système colonial espagnol crée ainsi un cycle infernal : violence sexuelle, grossesse forcée, infanticide, exécution, nouvelle violence. Un cercle vicieux qui accélère l’effondrement démographique de la population Inca. Et le plus terrible : ce système perdure pendant plus d’un siècle sans que les autorités espagnoles, ni civiles ni religieuses, n’interviennent réellement pour y mettre fin.
Au contraire, les rares voix qui s’élèvent contre ces pratiques sont rapidement réduites au silence. Le cas du prêtre dominicain Bartolomé de las Casas est emblématique. Entre 1542 et 1550, Las Casas publie plusieurs textes dénonçant les atrocités commises contre les populations indigènes d’Amérique. Son œuvre la plus célèbre, Brevísima relación de la destrucción de las Indias, décrit avec des détails insoutenables les massacres, les tortures et les viols perpétrés par les conquistadors. Le livre provoque un scandale à la cour d’Espagne. L’Empereur Charles Quint, troublé par ces révélations, promulgue en 1542 les Nouvelles Lois des Indes qui sont censées protéger les indigènes et abolir l’esclavage. Mais dans les faits, rien ne change. Les encomenderos du Pérou se révoltent contre ces lois qu’ils jugent trop restrictives. En 1544, Gonzalo Pizarro, frère de Francisco, mène une rébellion armée contre le vice-roi Blasco Núñez Vela, qui tentait d’appliquer les nouvelles lois. Le vice-roi est capturé et décapité en janvier 1546. Sa tête est promenée dans les rues de Quito sur une pique. Le message est clair : personne, pas même les représentants du roi, ne peut s’opposer au système d’exploitation coloniale. Las Casas lui-même est contraint de retourner en Espagne en 1547. Il passe les 19 dernières années de sa vie à écrire et à plaider la cause des Indiens, mais il ne retournera jamais en Amérique. Ses écrits sont censurés en Amérique latine pendant plus de deux siècles. Ce n’est qu’au XIXe siècle, après les indépendances latino-américaines, que ses œuvres sont finalement publiées et diffusées. Mais à ce moment-là, le mal est fait : la civilisation Inca a été détruite, et avec elle des millions de vies.
En 1780, soit 248 ans après l’arrivée de Pizarro, une dernière grande rébellion éclate au Pérou. Elle est menée par Túpac Amaru II, un descendant de la lignée royale Inca. Pendant deux ans, son armée de paysans indigènes affronte les forces coloniales espagnoles. La rébellion est finalement écrasée en 1782. Túpac Amaru II est capturé et exécuté de manière atroce à Cusco le 18 mai 1781. Mais avant de mourir, il assiste à quelque chose qui symbolise toute l’horreur de 250 ans de colonisation : Les Espagnols forcent Micaela Bastidas Puyucahua à assister à l’exécution de leur fils de 16 ans. Ensuite, ils la violent publiquement sur la place principale de Cusco avant de l’exécuter. Les chroniques espagnoles rapportent que plus de 10 000 personnes assistent au spectacle. Certains applaudissent, d’autres pleurent, mais personne n’intervient. Cette scène en 1781 montre que 250 ans après Pizarro, rien n’a changé. La violence sexuelle contre les femmes indigènes reste un outil accepté, normalisé, banalisé de la domination coloniale.
Aujourd’hui, l’héritage de ces 40 ans de violence systématique continue de marquer profondément les sociétés andines. Au Pérou, en Bolivie, en Équateur, les statistiques sur les violences sexuelles révèlent des taux alarmants qui trouvent leur racine dans ce passé colonial. Les organisations de défense des droits humains comme Amnesty International rapportent qu’en 2023, au Pérou, une femme indigène a 3,7 fois plus de risque d’être victime de violence sexuelle qu’une femme d’origine européenne. Cette disparité n’est pas le fruit du hasard : c’est l’héritage direct d’un système colonial qui a normalisé pendant des siècles la violence contre les corps des femmes indigènes. Les linguistes ont également découvert que dans les langues Quechua et Aymara modernes, des dizaines de mots relatifs à la sexualité, à la grossesse et à la maternité ont été remplacés par des termes espagnols, souvent péjoratifs ou violents. La langue elle-même porte les cicatrices de cette violence systématique.
Mais peut-être l’héritage le plus tragique est-il démographique. En 1532, les Incas représentaient la quasi-totalité de la population des Andes. Aujourd’hui, seulement environ 30 % de la population du Pérou s’identifie comme indigène. Les 70 % restants sont métis ou d’origine européenne, descendants directs de ce système de mestizaje forzado mis en place par les Espagnols. Ce que les conquistadors ont réalisé n’était pas simplement une conquête militaire. C’était un génocide sexuel systématique qui a réussi à effacer biologiquement et culturellement l’une des plus grandes civilisations de l’histoire humaine. Et la méthode utilisée : le corps des femmes, transformé en champ de bataille, en arme de destruction massive d’une culture entière. L’histoire des femmes Incas sous la domination espagnole n’est pas seulement une histoire de victimes, c’est aussi une histoire de résistance, de survie et de préservation culturelle. Contre toute attente, malgré des siècles d’oppression, la culture Inca survit. Aujourd’hui, les langues indiennes sont encore parlées par des millions de personnes. Les traditions Incas persistent dans les rituels, la musique, l’artisanat. Cette survie est un témoignage de leur force.