“C’est du délire” : Franz-Olivier Giesbert sonne l’alarme sur l’effondrement de la France face à l’immigration non contrôlée et la menace narco

Le Chaos Français : Quand l’Absence de Contrôle Confronte la Nation à la Partition
Le paysage français contemporain est dépeint par Franz-Olivier Giesbert, journaliste et écrivain aguerri, comme un espace de délitement où l’absence de contrôle sur des enjeux fondamentaux menace la cohésion nationale. De la crise de l’immigration, qualifiée de « délire », à la « mexicanisation » alarmante de nos métropoles par les narcotrafiquants, en passant par les tentatives de museler l’information, la France traverse une période de turbulences systémiques. L’interview de Giesbert dessine le portrait d’un pays qui s’« effondre », non pas par manque de volonté, mais par une incapacité chronique des pouvoirs publics à maîtriser les leviers de l’autorité, laissant présager un bouleversement politique majeur en 2027.
Le “Délire” de l’Immigration Non Maîtrisée : L’Équivalent d’une Ville Ajoutée Chaque Année
Le point de bascule où l’instinct doit se heurter à la raison est, pour Giesbert, la gestion de l’immigration. Si l’idée de suivre la « méthode Trump », jugée « pas rationnelle » et « très instinctive », est écartée, l’écrivain insiste sur le fait que l’immigration, bien que nécessaire à la France pour certains secteurs de l’emploi, doit impérativement être contrôlée.
Le constat est brutal : la France accueille chaque année l’équivalent d’une grande ville comme Marseille, sans que les structures d’accueil et d’intégration ne soient en mesure de suivre. Avec 486 000 immigrés officiels par an, auxquels s’ajoutent une estimation de 200 000 à 300 000 clandestins, l’afflux total est jugé comme étant du « délire ». La pratique consistant à loger les nouveaux arrivants dans des hôtels, à leur accorder des allocations minimales et à les disperser sans stratégie d’intégration efficace est qualifiée d’« absurde ».
Cette incapacité à encadrer le phénomène a une conséquence dramatique : elle « déstructure la société ». Cet enjeu, couplé à celui de l’insécurité et du manque d’autorité, est appelé à devenir le thème central non seulement des prochaines élections municipales, mais surtout de la présidentielle de 2027. Pour Giesbert, la France ne peut continuer à subir cette situation. Le pays a besoin d’un regain d’« amour de soi », un patriotisme au sens noble, défini par De Gaulle, par opposition au nationalisme qui est la haine de l’autre. Il est temps que la France « mérite de s’aimer » à nouveau.
La « Mexicanisation » des Villes et la Peur des Entreprises
La défaillance de l’autorité se manifeste de manière la plus violente dans les grandes métropoles, où l’emprise des narcotrafiquants s’étend dangereusement. La situation de Marseille, ville que Giesbert connaît et adore, est révélatrice d’une glissade vers le bas. Le cas de la fermeture temporaire du site Orange, affectant un millier de salariés, est un signal d’alarme retentissant.
Les employés sont agressés par les trafiquants et les « racailles » qui font régner un climat d’insécurité permanent. Cette situation fait écho à la BNP qui avait déjà quitté Aubervilliers pour des raisons similaires. Giesbert emploie le terme frappant de « mexicanisation » pour décrire l’emprise croissante des narco-trafiquants qui tentent de contrôler la ville.
Plus insidieux encore est le phénomène de racket. Les entreprises, contraintes à payer des sommes extorquées, craignent de voir leurs bureaux ou leurs usines incendiés en cas de refus. Cette peur économique pousse les entreprises à s’exfiltrer, laissant derrière elles un vide que le pouvoir n’arrive pas à combler.
La conséquence de ces dynamiques est une partition de fait de la France :
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La France des petites villes et des villes moyennes.
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La France des métropoles.
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La France des « quartiers populaires », qui s’autonomise peu à peu, à l’image des zones grises observées en Belgique, notamment à Molenbeek.
Même si Marseille possède une « énergie folle » et une beauté indéniable, Giesbert note que la ville vit depuis toujours avec la menace de la délinquance, mais que la situation actuelle glisse vers un niveau inédit. La résilience marseillaise, cette mentalité de toujours s’en sortir, est la seule lueur d’espoir face à ce chaos.
L’Ombre d’Orwell : Le Pouvoir à la Recherche du Musellement
L’absence de contrôle sur les frontières et la sécurité contraste avec une tentative de contrôle accrue sur la sphère de l’information. Giesbert dénonce sans détour une « tentation du pouvoir de museler une certaine presse », visant plus spécifiquement les médias dits de droite.
Le cas de l’ARCOM, le régulateur audiovisuel, contredisant le rapport de Reporters sans frontières (RSF) sur le pluralisme de CNews, est jugé « passionnant ». Si RSF est taxé d’« idiotie » et de devenir une organisation politisée, la décision de l’ARCOM pourrait signifier que l’institution est enfin en train de « prendre sa liberté » et de cesser d’être le « bras armé de l’Élysée ».
Le journaliste met en garde contre la dérive la plus inquiétante : la proposition d’Emmanuel Macron de labelliser les réseaux sociaux et les sites d’information, potentiellement avec l’aide des « clowns de RSF ». Une telle initiative, visant à définir ce qui est « bien » ou « pas bien », est un pas direct vers le monde de « 1984 », une « tentation orwellienne » d’instaurer un ministère de la Vérité. Giesbert rappelle cependant qu’en « fin de règne », les tentatives du pouvoir pour contrôler l’information sont vouées à l’échec.
Le Président « Boîte de Chocolat » et la Vague Bardella

Emmanuel Macron, tentant de retrouver une bouffée d’air dans les sondages, a annoncé le retour du service militaire, une mesure extrêmement populaire, approuvée par 83 % des Français. Giesbert salue ce virage, y voyant une tentative de « régénérer le patriotisme » en France. L’art de la guerre de Sun Tzu l’enseigne : si l’on veut éviter la guerre, il faut s’y préparer. Ce regain d’intérêt pour le patriotisme est donc jugé important pour le pays.
Cependant, Giesbert analyse le président à travers deux métaphores éloquentes :
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La « boîte de chocolat » de Forrest Gump : « On ne sait jamais ce qu’on va trouver » avec Macron.
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Les « poupées gigognes » : Un Macron patriote peut soudainement laisser place à un Macron woke ou universaliste.
Cette imprévisibilité et ce manque de cap clair s’inscrivent dans une thèse plus large : la France s’« effondre » depuis des années car elle manque d’autorité et de contrôle sur des enjeux cruciaux.
C’est dans ce contexte de malaise ambiant et de perte de repères que le phénomène Jordan Bardella prend une ampleur inédite. Selon les sondages, le jeune président du Rassemblement National est donné gagnant au second tour de la présidentielle de 2027. Giesbert observe que Bardella est porté par sa jeunesse, son énergie, et un fort « ras-le-bol » des Français. Il est populaire y compris chez les jeunes, quelle que soit leur origine, se prévalant d’un quart de sang arabe et d’une origine issue des « quartiers ».
Si les élections avaient lieu aujourd’hui, un « raz-de-marée RN » est probable. Les Français pourraient se tourner vers le jeune leader par un désir profond d’élire quelqu’un qui soit « le contraire de Macron sur tous les plans ». Néanmoins, en politique, tout peut arriver en un an et demi ; une nouvelle figure, comme un président par intérim tel que Gérard Larcher, pourrait toujours surgir au dernier moment.
L’Épée de Damoclès et le Spectacle de l’Inaptitude
Au-delà de l’immigration et de l’insécurité, le pays est suspendu à l’« épée de Damoclès » de la dette. L’endettement massif, couplé au risque de crise financière, représente un danger existentiel. À cela s’ajoute une désindustrialisation critique : la France est, avec la Grèce, le pays le plus désindustrialisé d’Europe.
Enfin, le spectacle de l’inefficacité institutionnelle est pointé du doigt. La bataille du budget à l’Assemblée nationale a montré l’« inaptitude » et l’« inefficience » des députés, un spectacle « atroce » et « ridicule ». Giesbert y voit le retour au « régime des partis » de la Quatrième République, avec un jeu politique mesquin et politicien.
Pour Franz-Olivier Giesbert, la France est donc à un carrefour historique. Le pays souffre d’un manque criant de maîtrise sur les flux humains, sur la sécurité des citoyens et sur l’information, tout en étant étranglé par la dette. Si le président Macron tente maladroitement de se racheter une légitimité par le patriotisme, le terrain est d’ores et déjà favorable à un changement radical en 2027, les Français cherchant un leader capable de restaurer l’autorité et le contrôle, seule solution pour empêcher la partition définitive de la Nation.
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