Coup de Tonnerre à l’Assemblée : Jean-Philippe Tanguy Dénonce un « Mensonge d’État » et Exige la Dissolution après la Révélation du « Vrai Budget » Caché

L’Imposture des 125 Heures : Le Coup de Gueule qui Fait Trembler l’Assemblée Nationale
Au terme de 125 heures d’un marathon budgétaire, l’atmosphère dans l’hémicycle n’était pas à l’apaisement, mais à l’explosion. Tel un couperet tombant sur une mascarade politique, l’intervention de Jean-Philippe Tanguy, député du Rassemblement National, a transformé la traditionnelle explication de vote en un réquisitoire cinglant. Son discours, perçu par beaucoup comme un moment de vérité brute, dépeint un gouvernement et ses alliés empêtrés dans une « diversion » orchestrée, cherchant à cacher la réalité d’un budget jugé désastreux, inéquitable, et moralement indéfendable. C’est le récit d’une semaine de débats inutiles face à l’imminence d’un 49.3 ou d’une ordonnance qui viendra entériner, selon lui, le « seul vrai budget qui existe. »
Le « Vrai Budget » Révélé : Un Choc Financier pour la Nation
Dès les premières minutes, Jean-Philippe Tanguy a tenu à remercier, non sans une pointe de sarcasme, les acteurs de ces longues délibérations, avant de s’attaquer à la Ministre, qualifiée d’« excellente comédienne ». Son rôle, selon le député, aurait été de divertir l’Assemblée pendant 125 heures pour éviter de parler de l’essentiel. Et cet essentiel, le député le met en pleine lumière, chiffres à l’appui, dénonçant l’imposture d’un projet de loi de finances qui s’apprête à étrangler la classe moyenne.
Le « vrai budget », celui qui sera finalement appliqué – que ce soit grâce au soutien des LR au Sénat ou à la non-censure des Socialistes – est un monstre de dette et d’impôts. Tanguy martèle les données avec une force qui se veut pédagogique et accusatrice : ce budget, c’est 19 milliards d’impôts supplémentaires pour les Français, contre une explosion des dépenses de 28 milliards. Le résultat est un déficit public réel qui atteint les 5 %, propulsant le fardeau de la dette vers des sommets intolérables. Le chiffre qui glace le sang est celui des intérêts qui devront être payés, une somme astronomique de 73 milliards d’euros.
« C’est ça le vrai budget. Et c’est ça un peu le tragique, c’est que vous croyez que les Français ne l’ont pas vu, » lance-t-il, accusant le gouvernement de « prendre systématiquement les Français pour les imbéciles qui ne sont pas. » Derrière les heures de discussions et les amendements éphémères, Tanguy voit une stratégie cynique, visant à imposer une trajectoire financière que personne n’ose voter, mais que tous finiront par subir. L’échec de la censure, criant à l’Assemblée, devient le symbole de la compromission et de l’abdication devant la réalité budgétaire.
Complicité et Lâcheté : Le Silence Coupable des Oppositions
L’indignation du député ne s’est pas limitée à l’exécutif. Elle s’est étendue à l’ensemble des forces politiques qui, selon lui, ont failli à leur devoir d’opposition. Le Rassemblement National, rappelle Tanguy, est le seul groupe à avoir eu le « courage » de tenter de censurer le gouvernement avant même le dépôt de ce budget jugé nocif. Il fustige la « lâcheté » des Socialistes qui, en refusant de censurer le projet, ont laissé prospérer le budget qu’ils prétendent combattre, et se retrouvent paradoxalement à supplier, peut-être, le gouvernement d’utiliser l’arme du 49.3.
Plus virulente encore est sa critique envers Les Républicains, décrits comme les « pauvres cocus de LR qui encore ont dû subir une énième humiliation. » L’image est choc, mais elle traduit le sentiment d’une soumission politique qui s’opère pas à pas, les forçant à appliquer les mesures dictées par le gouvernement, comme on le voit au Sénat. Cette dynamique de « compromission » généralisée, selon Tanguy, permet au « mensonge d’État » de perdurer.
Les Six Tabous Nationaux Explosés : Au-Delà du Budget

L’intervention de Jean-Philippe Tanguy est allée au-delà du seul cadre budgétaire pour dénoncer ce qu’il a qualifié des « grands tabous » de la politique française, ces sujets que la majorité et ses alliés refusent obstinément d’affronter et qui sont pourtant sources de dépenses massives et d’inégalités flagrantes.
1. Le Tabou de l’Immigration : Le député déplore le refus de n’effectuer qu’une maigre économie de 150 millions d’euros dans ce domaine. Ce refus est attribué à une « alliance dégauche et de la lâcheté de PR qui s’est soumis. » Pour Tanguy, le coût de l’immigration reste l’un des sujets majeurs et intouchables, protégé par une coalition politique qui manque de lucidité et de courage face aux enjeux nationaux.
2. Le Tabou des Subventions aux Énergies Intermittentes : Dix milliards d’euros : c’est le montant pharaonique des subventions qui continuent d’être injectées dans les énergies intermittentes. Face à l’impuissance prétendue de la Ministre sur ce dossier, Tanguy ironise : « on ne peut rien faire madame la ministre ? Mais si, on peut laisser le pouvoir à Marine Le Pen et Jordan Bardella. » Une formule qui fait office de profession de foi et de proposition politique radicale.
3. Le Tabou de l’Union Européenne : La France saignée à blanc pour Bruxelles. Le troisième tabou est celui du financement européen. Le ton monte lorsque Tanguy dénonce le fait qu’il n’y a plus d’argent en France, sauf « pour madame V.D. » (Ursula von der Leyen). La harangue culmine avec une demande directe et théâtrale, reprise par les réseaux sociaux : « Ursula rend l’argent ! » Le député pointe du doigt une Europe qui coûte cher et qui dicte ses conditions budgétaires au détriment des intérêts nationaux.
4. Le Tabou du Mille-Feuille Territorial et du Clientélisme : Le quatrième et le cinquième tabous sont intrinsèquement liés : le « mille-feuille territorial » et la « bureaucratie. » Ces structures sont qualifiées de pures formes de clientélisme. Tanguy note l’empressement des groupes politiques (LR, PS, Liot) à déposer des centaines d’amendements dès qu’il est question des « gros billets » pour les collectivités territoriales, signe d’une activation intense des lobbies. Des centaines de millions d’euros seraient ainsi dépensées pour un système de favoritisme politique.
5. Le Tabou de la Bureaucratie et des « Amis du Pouvoir » : La bureaucratie est dépeinte comme un système de recasage pour les « amis du pouvoir. » Ces amis, « jamais élus, amis battus, amis qui ne seront jamais élus » sont pourtant toujours « recasés avec les petits billets du pouvoir. » Ce point, particulièrement émotionnel, dénonce l’utilisation des fonds publics pour payer des réseaux d’influence et des services rendus à l’oligarchie en place, aux frais des contribuables.
6. Le Tabou de la Fraude Fiscale : Le dernier tabou, récemment assumé par le gouvernement selon Tanguy, est celui de la lutte contre la fraude fiscale. Le député accuse la majorité d’avoir révélé son véritable agenda en refusant une simple « méthode de calcul » qui aurait empêché les multinationales d’échapper à l’impôt, contrairement aux TPE et PME françaises. Il affirme que ce refus est soutenu par « toute la presse oligarchique française » qui, par des « mensonges répétés » et de « faux reportages, » a tenté de discréditer le Rassemblement National en prétendant qu’il voulait augmenter les taxes. L’objectif du RN, rappelle-t-il, n’est pas d’augmenter les impôts, mais d’instaurer la justice fiscale en luttant contre la fraude fiscale et sociale.
L’Heure de la Rupture : « Oui à la Dissolution »
La conclusion de ce discours est un appel à la rupture politique. Le député constate que personne, pas même ceux qui l’ont défendu, ne votera ce budget tant il est porteur d’une honte politique. Face à l’évidence du désastre et à la continuité des compromissions, Jean-Philippe Tanguy a lancé un ultimatum sans appel, marquant la fin de l’exercice budgétaire par une exigence de changement radical.
« Il est temps de partir. Stop aux compromissions. Oui à la dissolution. Oui à Marine Le Pen. Oui à Jordan Bardella. Oui au Rassemblement National, » a-t-il conclu, laissant derrière lui une Assemblée secouée. L’intervention restera comme un moment clé, où l’explication de vote s’est transformée en un vibrant appel à la justice, à la responsabilité, et finalement, à un retour aux urnes pour démanteler ce qu’il considère comme une oligarchie clientéliste, l’Assemblée se trouvant à présent au pied du mur de ses propres contradictions.