Le « Mozart de la finance » assassiné : l’hubris de Macron et l’avertissement solennel face au mensonge de Poutine

Le « Mozart de la finance » assassiné : l’hubris de Macron et l’avertissement solennel face au mensonge de Poutine


Article: La scène politique et géopolitique actuelle est un théâtre de paradoxes saisissants, où la menace extérieure la plus grave se confronte à un bilan domestique qualifié de « fiasco » retentissant. D’un côté, un homme du Kremlin, Vladimir Poutine, manipule la rhétorique de paix tout en exigeant la capitulation, et de l’autre, un président français, Emmanuel Macron, voit son héritage décennal réduit à un immense « gâchis », résumé par le titre évocateur : « Mozart qu’on assassine ». L’analyse des faits et des propos échangés met en lumière une époque d’illusions brisées, où la naïveté politique est un luxe que l’Europe ne peut plus se permettre.

La Menace et le Mensonge : Face au « Dictateur du Kremlin »

Le plan de paix russe, ou toute proposition émanant de Moscou, doit être accueilli avec une méfiance radicale. L’ancien ministre et sénateur André Vallini a frappé l’opinion par une formule sans appel, affirmant que Poutine « ment comme un arracheur de dents ! ». Cette expression cinglante cristallise le danger de se fier à un dirigeant qui a déjà prouvé sa duplicité. Quinze jours avant d’ordonner l’invasion de l’Ukraine, alors que 100 000 soldats russes étaient massés à la frontière, l’ambassadeur de Russie, tel un « perroquet de Poutine », assurait encore au Sénat français que l’Ukraine ne serait « jamais » attaquée.

Aujourd’hui, l’offre de paix du Kremlin est limpide : la Russie « cessera les hostilités » à la seule condition que les troupes ukrainiennes quittent l’intégralité des territoires occupés. Dans le cas contraire, Poutine promet de les « chasser par la force militaire ». Il ne s’agit pas d’un plan de paix, mais d’une exigence de capitulation et d’une humiliation du peuple ukrainien que la communauté internationale ne doit pas accepter. Le choix ultime appartient à l’Ukraine et à son président, Volodymyr Zelensky, mais il ne peut être pris « le couteau sous la gorge ». Le devoir des nations occidentales est de continuer à soutenir l’Ukraine pour lui permettre de décider de son destin, sans être contrainte à une reddition forcée.

L’Illusion de la Paix et le Fantôme de la Guerre Hybride

La question d’une menace directe de Poutine sur l’Europe et la France continue de diviser. Le président russe a déclaré que l’Europe « ne [l]’intéresse pas », qualifiant les préoccupations européennes d’« absurdes ». Il a même proposé de « mettre par écrit » sa promesse de non-agression, si les politiciens européens souhaitent « effrayer leurs citoyens » à ce point. Cette rhétorique se veut rassurante, mais elle est perçue par les experts comme un langage purement diplomatique visant à endormir la vigilance.

Comme l’a si bien rappelé André Vallini, il faut « toujours croire un dictateur » quand il annonce ses intentions, mais il faut s’en méfier quand il les nie. Si Poutine, comme il l’avait fait pour l’Ukraine, annonçait que l’Europe ne l’intéressait pas, le précédent historique plaide pour une vigilance maximale. Le risque d’une guerre hybride est réel, et si la Russie réussissait en Ukraine, beaucoup redoutent que la Moldavie, puis l’Estonie, ne soient les prochaines cibles. « Si on le laisse faire en Ukraine, il attaquera la Moldavie, l’Estonie et on sera obligé de réagir » a prévenu Vallini.

Il est vrai que l’armée russe « piétine » en Ukraine après près de trois ans de conflit, ne parvenant pas à avancer de manière significative. Cette faiblesse sur le terrain est un argument contre la menace d’une invasion à grande échelle des pays de l’OTAN. Néanmoins, la prudence est de mise : « on ne peut rien exclure dans la vie ». Il est vital de trouver un « bon positionnement » entre la naïveté face à la communication du Kremlin et la vigilance absolue face à un régime qui n’a aucune limite morale.

Le Bilan Économique et Politique : Le Fiasco à Mille Milliards

Parallèlement à la crise internationale, la France fait face à l’évaluation du double quinquennat d’Emmanuel Macron, un bilan que l’auteur Éric Revel qualifie de « dix années de pouvoir et des échecs à l’appel ». Macron, jadis baptisé le « Mozart de la finance », aurait selon cette thèse, « planté » la France.

Le désastre est d’abord financier. En 2017, Emmanuel Macron promettait 60 milliards d’euros d’économies par an, soit un total de 300 milliards d’euros sur la durée du quinquennat. Le bilan réel est l’inverse sidérant : 1 000 milliards d’euros de dette supplémentaire. Si 300 à 400 milliards sont imputables à la crise du Covid-19, le reste représente un trou abyssal dans les finances publiques.

L’échec est aussi politique. Une autre promesse de l’ancien ministre de l’Économie était de faire en sorte que le Rassemblement National (RN) « n’existera plus ». La réalité est cruelle : le RN est passé de 8 députés en 2017 à 89 en 2022. Avec des projections à 143 sièges, l’hypothèse de voir le président « donner les clés » du pouvoir à Jordan Bardella ou Marine Le Pen est devenue une possibilité réelle. L’insécurité, l’immigration, les finances publiques et même le climat sont autant de domaines où l’observateur peine à trouver un succès tangible à mettre au crédit du président.

L’Hubris Présidentielle : La Fonction Dévourée par l’Homme

Comment expliquer un tel gâchis pour un homme « remarquablement intelligent » et qui « s’intéresse aux dossiers » ? La réponse se trouve dans l’analyse psychopolitique : c’est son hubris (sa démesure) qui a « dévoré la fonction » présidentielle.

Normalement, un chef d’État est protégé par sa fonction. Mais l’ego d’Emmanuel Macron est si important que, même face à ses interlocuteurs, « on n’a plus l’impression d’avoir un chef d’État, mais on a l’impression d’avoir Emmanuel Macron ». Cette dissolution de la fonction est la clé du « pourquoi tant de gâchis » : il « ne croit qu’en lui » et « n’écoute que lui ».

Le signe le plus frappant de cette dérive est « l’absence d’autocritique complète ». Même face aux évidences d’un bilan négatif, il semble incapable d’assumer sa responsabilité. Est-il fatigué ? Pense-t-il que « c’est pas de sa faute » et qu’on lui « rendra hommage dans 10 ans » ? L’image d’un président « rincé », bousculé par ses interlocuteurs, est apparue publiquement, notamment lors d’une émission télévisée emblématique, marquant le moment où le « vieux Don Giovanni de la politique » n’a plus réussi à se faire respecter.

Le Retour du Service National : Un Mal Nécessaire pour la Citoyenneté

Au milieu de ce bilan sombre, une décision du chef de l’État a trouvé un écho favorable auprès de l’État-Major : le renforcement de l’armée par le service national universel (SNU). Si l’ancienne conscription a été supprimée à juste titre par Jacques Chirac il y a 25 ans car elle était coûteuse et inefficace, l’armée de métier actuelle souffre d’un « manque de masse en profondeur ».

De nombreux généraux reconnaissent que le SNU est une bonne décision. Même s’il est pour l’instant volontaire et que les recrues ne seront pas envoyées sur des théâtres d’opérations extérieures, il a d’autres intérêts majeurs. Il répond à un besoin interne pour la citoyenneté et pour l’« ordre » chez les jeunes en « perte de repère ». Il permettrait de plus de dégager des militaires de carrière en remplaçant les patrouilles de l’Opération Sentinelle par ces jeunes formés. Les vrais militaires pourraient alors renforcer la réserve et l’armée de métier, un mouvement jugé « nécessaire » pour faire face à l’environnement géopolitique actuel.

L’Information Dangereuse : Le Risque de Cadenasser le Débat

Enfin, un point de tension réside dans la gestion de l’information et le risque de désinformation. L’information est une « matière dangereuse » si elle est manipulée. Or, l’échelle de l’Union européenne voit l’émergence de dispositifs comme le fameux DSA (Digital Services Act).

La crainte exprimée est que la lutte nécessaire contre la manipulation, notamment celle attribuée à la Russie, ne devienne un « prétexte pour cadenasser un peu ce qui peut se dire ou ce qui ne peut pas se dire ». Le risque de voir des voies « fermées » ou des élections « annulées » sous le prétexte de la guerre hybride est une préoccupation majeure pour la liberté de l’information. Il faut être vigilant et ne pas laisser cet outil de lutte contre la désinformation être détourné pour restreindre le débat démocratique.

L’ère actuelle est ainsi marquée par un contraste douloureux : la nécessité de mobiliser toutes les forces pour contrer un dictateur qui nous ment et nous menace indirectement, et la sidération face à une décennie de pouvoir national où un immense potentiel a été dilapidé par l’ego d’un seul homme. Le « Mozart de la finance » n’a pas seulement été assassiné par les circonstances, il a été la victime de sa propre hubris, laissant derrière lui le lourd fardeau d’un « fiasco » à la fois financier, politique et moral.

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