Plymouth Harbor janvier 1944. L’amiral sœur Charles Little commandante en chef de Port Smouth, se tenait à la fenêtre de son bureau, observant un autre convoi entré dans la baie. 18 navires Liberty Américain, leurs coques grises affessées sous le poids du chargement leurs ponts empilés de caisses et de véhicules arrimés sous des bâches.

Il en avait compté 43 de ce type au cours des deux dernières semaines seulement. Il se tourna vers son officier de logistique, combien en tout maintenant ? Les navires américains, actuellement dans notre port, monsieur. L’officier consulta son tableau 217 selon le décompte de ce matin et cela n’inclut pas les engins de débarquement encore en construction, ni ceux que nous attendons la semaine prochaine.
Little lentement la tête. Il coordonnait des opérations navales depuis trois décennies. Il avait vu la grande flit à Scapa Flow. Il avait assisté à l’évacuation de Dunkerk. Il comprenait la logistique navale à une échelle que la plupart des hommes ne pouvaient imaginer. Mais ceci était différent. Les Américains n’étaient pas simplement en train de contribuer à une flotte d’invasion.
Ils en construisaient une à partir de rien sur le sol britannique plus vite que ce qui semblait physiquement possible. Les premières navires américains étent arrivés en Grande-Bretagne pour la planification d’Overlord à la fin de 1943. De petits nombres au début, quelques destroyeurs, quelques transports.
Les premiers éléments avancés de ce qui deviendrait la western Naval Task Force sous le contreamiral Alan Kurk. Les planificateurs britanniques avaient examiné les chiffres compris, l’engagement américain, approuver les répartitions. Comprendre les chiffres sur le papier et voir ces chiffres se matérialiser dans vos ports étaient deux expériences totalement différentes.
À partir de février, le filet d’arrivée devint un déluge. Le vice-amiral Bertram Ramse, commandant en chef naval allié pour l’opération Neptune, tenait son quartier général à Southwick House, près de Port’s Mouth. Planificateur méticuleux, Ramsé avait orchestré l’évacuation de Dunkerk et comprenait les opérations navales complexes, mieux que presque quiconque vivant.
Il avait passé des mois à coordonner avec ses homologues américains, à examiner les répartitions de navires, à planifier la chorégraphie minutieuse du plus grand tassau amphibie de l’histoire. Le plan exigeait près de 7000 navires au total. Les Américains en fourniraient environ tril mille navires. Ramse avait écrit ce nombre d’innombrables fois dans des rapports et documents de planification.
En avait discuté lors de réunion avec Eisenhauer et Montgomery avait coordonné avec l’amiral Kirk leur déploiement et leur organisation. Mais les voir réellement arrivé jour après jour, semaine après semaine, produisait un tout autre type de compréhension. Début mars, Rams se tenait sur le pont du HMS Largs, son navire de commandement, tandis qu’un convoi américain entrait dans le Solent. Il compta les navires à travers ses jumelles.
LST landing ship tank, chacun capable d’emporter vingt chars sherman ou 33 camions. Leur fond plat et leur rampe d’étrave les rendaient maladroit par mer agitée. Mais ils pouvaient s’échouer, décharger directement sur le sable, puis se retirer et revenir pour un nouveau voyage.
Derrière les LST suivait une ligne d’engin de débarquement plus petit. Des LCAL Landing Craft Infantry Large, chacun conçu pour transporter 200 soldats directement sur la plage. Ramset en compta 34 rien que dans ce convoi. Son lieutenant de pavillon s’approcha. Monsieur le manifeste du convoi indique que Cante et un autre LST doivent arriver à Pimouth demain et un autre convoi de 67 LCI le lendemain. Ramsé abessa ses jumelles.
Où les maintenent-ils tous ? Pimuth rapporte qu’il les ancrent en ligne s’étendant sur 3000 dans la baie monsieur Falmouth en a tellement que selon le maître du port, on pourrait marcher de navire en navire à travers tout le port. Ce n’était pas une exagération.
Les commandants de ports britanniques envoyaient des rapports de plus en plus désespéré concernant l’espace. La côte sud de l’Angleterre était devenu un immense parc naval, les navires américains occupant chaque mouillage disponible, chaque port, chaque crique assez profonde pour flotter une coque. Les Américains apportaient aussi leurs propres installations portuaires. En avril, les ingénieurs britanniques observèrent avec une fascination professionnelle les bataillons américains de construction cibis assemblé des quai flottants à Portland.
Ce n’étaient pas des docs improvisés, c’éent des structures conçues préfabriquées en Amérique expédié par section et assemblé avec une efficacité industrielle qui laissa les ingénieurs britanniques bouchb. Le commandant Edward Guritz, officier de liaison britannique travaillant avec les forces américaines, écrivit dans son journal “Les Yocks sont arrivés avec assez de béton et d’acier pour construire une petite ville. Ils ne s’adaptent pas à nos ports, ils construisent les leurs.
L’ampleur devenait impossible à ignorer. À la fin avril, les civils britanniques vivants le long de la côte sud virent leur paysage familier transformés. Les ports qu’ils avaient connus toute leur vie, où ils pouvaient compter les navires et connaître la moitié des capitaines, étaient devenus des forêts de ma et de superstructure.
La mer elle-même semblait avoir disparu sous les coques. Un pêcheur de Waymus, interdit de sortie, en raison des restrictions militaires, se tenait sur le quai et comptait les navires américains jusqu’à ce qu’il atteignne 300. puis abandonna. “Je pêche ses eau depuis ans”, dit-il à un journaliste. Jamais rien vu de pareil.
La mer avait disparu remplacée uniquement par des navires à perte de vue. La contribution américaine n’était pas qu’une question de chiffres, c’était les types mêmes de bâtiments qui révélaient la profondeur de la planification industrielle des États-Unis. L’amiral Sir Philippe Vian, commandant l’astern Task Force, inspecta les mouillages américains au début du mois de mai.
Ses forces britanniques devaient attaquer les plages de Goldjuno et Sword tandis que les Américains prendraient Uta et Omaha. Il devait comprendre quelle capacité ces homologues américains apportaient. À Plmous, il monta à bord de l’USS Nevada, un cuirassé qui avait été coulé à Pearl Harbor, renfloué, réparé, puis envoyé à travers le Pacifique, le canal de Panama et l’Atlantique pour soutenir l’invasion.
Ces canons de 14 pouces pouvent projeter un ob de 1400 livres à plus de 20 miles dans les terres. C’est l’un de nos trois cuirassés, expliqua l’officier de liaison américain. Texas et Arkansas sont à Portland et nous avons aussi trois croiseurs lourds, sep croiseurs légers et 34 destroyeurs rien que pour la western Task Force.
Vion fit mentalement le calcul. Les Américains apportaient plus de puissance de tir lourde pour leurs deux plages que ce que la Royal Navy entière pouvait fournir pour ces trois plages britanniques et les Américains fournissaient également et un soutien important dans les secteurs britanniques.

Mais les cuirassés et les croiseurs, aussi impressionnant soin-il, n’étaient pas ce qui rendait l’invasion possible. Ce l’était les engins de débarquement. Fin mai, les chiffres finaux devinrent clairs. Les Américains n’avèrent livré plus de 2000 engins de débarquement de divers types LST, LCI, LCT. Chacun avec ses sous-catégories, chacun conçu pour une fonction précise.
Les LST2 pouvaient transporter 60 soldats et neuf chars Sherman ou 150 tonnes de fret. Ils pouvaient traverser l’Atlantique par leur propre moyens, puis s’échouer le jour J, décharger, se dégager et revenir en Angleterre pour un nouveau voyage. Les Américains en avaient construit plus d’un millier et des centaines étaient désormais entassés dans les ports britanniques.
Les LCVP Landing Craft Vehicle personnel, les petites embarcations Igins qui transporteraient réellement les troupes jusqu’aux plages se containent par milliers. Chacune pouvait transporter trx hommes ou une jeep avec son équipage. Elles étaient suspendues au beauoir, des grands navires prêtes à être mises à l’eau et chargées lorsque le moment viendrait. Les officiers britanniques, ayant combattu en Méditerranée et vu les opérations amphibies précédentes, comprenaient la portée de ses moyens.
En Sicila, Salerne, la pénurie d’engin de débarquement. avait limité les opérations, imposé des compromis et réduit ce qui était possible. Pour Overlord, il n’y aurait aucune pénurie. Le capitaine John Huges Hallet, officier naval britannique, impliqué dans la planification depuis les débuts, se tenait sur une colline dominant l’aba de Waymuse à la fin mai.
Le port, en contrebas, contenait plus de 400 navires. Au-delà ancré en rang s’étirant jusqu’à l’horizon, des centaines d’autres attendaient. Nous ne cessons de demander des engins de débarquement, dit-il à un collègue. À chaque réunion de planification, à chaque séance, la question était : “En avons-nous assez ?” Les Américains continuaient simplement d’en construire.
Son collègue, qui avait participé à la planification du raid de Diep 2 ans plus tôt lentement la tête. Adiep, ils avaient péniblement rassemblé assez d’engins pour cinq mille hommes. La plupart avaient été détruit ou endommagé. Le raid avait été une catastrophe. À présent, en regardant la flotte en contrebas, ils planifiennent de débarquer 156000 hommes rien que pour le premier jour. L’ampleur de la production américaine était une chose.
La vitesse en était une autre. L’industrie britannique était mobilisée pour la guerre depuis 1939 5 ans de rationnement de conscription, de bombardement et de mobilisation totale. Les chantiers navales britanniques construisaient des navires aussi vite que possible, mais ils devrent aussi réparer les dégâts de combat, entretenir les flottes existantes et gérer les pénuries de matériaux.
L’industrie américaine avait intensifié ses efforts en deux fois moins deux temps et dépassé la production britannique à des niveaux qui semblaient impossibles. Un officier logistique d’un amiral britannique examinant les chiffres de production trouva qu’il dû recalculer trois fois pour être certain de ne pas s’être trompé.
Rien qu’en les chantiers américains avaient lancé plus de 2000 engins de débarquement de divers type. En une seule année, ils avaient construit plus de navires amphibies spécialisés que la Grande-Bretagne n’en avait construit pendant toute la guerre. Les Liberty Chips, navire cargo standard américain étachevés à un rythme de trois par jour dans l’ensemble des chantiers maritimes des États-Unis. Trois navires par jour.
Certains chantiers lancaient un bâtiment complet tous les quatre jours depuis une seule cale. Ils ne construisent pas des navires observait. Ils les fabriquent. La différence dépassait la simple sémantique. Les chantiers américains avaient adopté les techniques de chaîne de montage la préfabrication et les méthodes de production de masse que les chantiers britanniques avec leurs approches artisanales traditionnelles ne pouvèrent égaler.
Le résultat était visible dans chaque port britannique à la fin mai 1944. Le vingtu mai l’amiral Ramsé teint sa conférence finale de planification. Plus d’une centaine d’officiers supérieurs se pressent dans la salle de Southwick House. Les commandants naval britanniques américains, canadiens et français libres examinaient les dispositions finales.
Ramse se tenait devant une immense carte, montrant la manche et la côte normande. Les épingles de couleur indiquaient les positions des forces opérationnelles, des groupes de bombardement des zones de transport et des couloirs de dragage de mines. “Messieur, le décompte final”, annonça Ramsé. Siemains navires, bâtiments de guerre, engins de débarquement, 736 navires auxiliaires, 864 navires marchands.
Il fit une pause pour laisser les chiffres s’imposer. Parmi eux, la contribution américaine est d’environ 3000 bâtiments, incluant la majorité de nos LST et une part substantielle de nos navires d’appui feu. La salle resta silencieuse. Chaque officier présent comprenait la logistique navale. Ils avaient passé leur carrière à gérer des flottes, coordonné des opérations, calculé tonnages et capacités.
Il s’airment que ces chiffres représentaient non seulement des navires mais la capacité industrielle d’une nation entière concentrée sur un seul objectif. L’amiral Harold Burrow, qui devait commander l’une des forces britanniques, prit la parole. La dernière fois que l’Angleterre a assemblé une flotte de cette taille, c’était l’Armada. Et c’était pour se défendre d’une invasion, pas pour en lancer une.
Rams à qui çaa la dernière fois que quiconque a réuni une flotte de cette taille, c’est jamais. C’est la plus grande opération navale de l’histoire et elle n’est possible que grâce à la capacité de production américain dans les jours précédents le jour J, les officiers britanniques firent une dernière inspection de leur secteur.
Ce qu’ils virent défiait toute compréhension, même pour des hommes qui avent passé leur vie en mer. Depuis Portland Bille, en regardant vers l’ouest, la mer était solide de navire. Depuis Portmooth, en regardant vers l’est la même chose, le Solent était devenu un couloir d’acier où les bâtiments étaient ancrés si près que leur coque se frolène presque.

Chaque port, chaque mouillage, chaque zone protégée de la côte sud était remplie de navires et il continuait d’arriver. Le trois juin, alors que l’invasion n’était plus qu’à quelques jours, un convoi de LST américains entra dans Plymouth Sound. Le maître du port, éveillé depuis 36 heures, à coordonner les mouillages, fixa sa carte. Il n’y avait plus de place.
Le port était plein, l’abit pleine, chaque mouillage était saturau. Il ordonna de les ancrer en ligne vers le large prou contre poupe, créant une jetée flottante, s’étendant sur près de deux miles. Les Américains obéiront sans se plaindre. Ils faisaient cela depuis des mois, stationnant leur navire où que l’espace se trouva, attendant l’ordre d’embarquer les troupes et de descendre vers le sud.
Les soldats britanniques, embarquant sur leur bâtiment assigné début juin, se retrouvèrent à marcher des centaines de mètres le long de navires américains avant d’atteindre leur propre transport. Les Américains étintent aligné aux rambardes, observant l’embarquement britannique, offrant des cigarettes, des plaisanteries et un encouragement discret.
Un sergent britannique, menant son peloton sur la passerelle d’un navire marchand converti, regarda en arrière vers le port des navires dans toutes les directions, des centaines, des milliers. Une flotte qui semblait s’étendre jusqu’à l’horizon et au-delà. “Nom de Dieu !” murmura-t-il à son caporal. “Les Yang sont vraiment tout apporté.
” Le caporal qui avait combattu en Afrique du Nord et en Italie et avait vu les forces américaines arriver dans ces théâtres Acha la tête. Ils font toujours ça, sergent, toujours. Le 4 juin, Eisenhower repoussa l’invasion de 24 heures en raison du temps. 639 navires dont beaucoup déjà chargés de troupes attendirent. Les commandants de ports britanniques, déjà poussés à leur limite durent désormais maintenir l’organisation et le ravitaillement de cette immense flotte pour un jour de plus.
Carburant, nourriture, aux fournitures médicales, munition, tout devait être distribué à des milliers de navires dispersés dans des dizaines de ports. Les Américains avaient anticipé cela également. Leur navires logistiques, leurs ravitailleurs, leurs pétroliers étaient déjà positionnés pour soutenir la flotte.
Lorsque les commandants britanniques demandèrent des fournitures supplémentaires, les officiers américains pointèrent simplement leur manifeste. Ils en avaient apporté assez pour les retards, assez pour les imprévus, assez même pour des scénarios qui n’avaient jamais été planifiés. Ils pensent en terme d’abondance, observa un officier britannique du ravitaillement. Nous pensons en terme de pénurie.
Nous calculons ce dont nous avons besoin et essayons de l’obtenir. Eux calculent ce dont ils ont besoin et en apportent ensuite le doubli au casou. Ce n’était pas une critique, c’était la reconnaissance de deux cultures militaires différentes façonnées par deux expériences nationales différentes. La Grande-Bretagne combattait depuis 5 ans, bombardée, bloquée, poussé, à l’extrême.
Chaque ressource était précieuse. Chaque tonne de carburant ou de vivre soigneusement, l’Amérique intacte ses usines, tournant à pleine capacité, pensait différemment. Elle apportait du surplu parce qu’elle le pouvait, de la redondance parce qu’elle en disposait, une force écrasante parce que c’était ainsi qu’elle avait prévu de gagner.
Le 5 juin, le temps s’améliora légèrement. Eisenower donna l’ordre. L’opération Overlord était lancée. La flotte commença à se mettre en mouvement. Les officiers britanniques observant depuis la côte virent quelque chose qui resterait gravé dans leur mémoire pour le reste de leur vie. Six93 navires organisés en cinq forces opérationnelles, chaque force divisée en groupe, chaque groupe en convoi descendirent vers le sud dans un balai chorégraphié d’acier et de vapeur.
Résultat de plusieurs années de planification et de plusieurs mois de mise en place. La western task force américaine sous les ordres de l’amiral Kirk se mit en mouvement la première depuis les ports de l’Ouest. Plymouth Falmouth et Dartmouth commencèrent à vider leur port saturés.
Les LST portes d’étraves fermées ponts chargées de véhicules et d’équipements s’engagèrent dans la manche en longue colonne. Derrière eux venèent les transports embarquant les troupes d’assaut destiné aux plages d’Uta et Domaha. Au-dessus d’eux, les navires d’appuiefeu Nevada, Texas, Arkansas et leurs escortes prirent leur position de bombardement.
Depuis les ports de l’est, les forces britanniques et canadiennes se mirent en route simultanément. Portmth Shoram et New Haven libérèrent leur navire. La force orientale sous l’amiral Vian se dirigea vers Gold Juno et Sword. La manche devint une autoroute navale, organisée en couloir chaque couloir, avançant à des vitesses prescrite chaque navire maintenant des intervalles stricts.
Les dragueurs de mines passèrent en premier, ouvrant dix chenaux à travers les champs de mines allemands. Derrière venaient les navires de bombardement, puis les transports, puis les engins de débarquement, puis les vagues de renfort. L’amiral Rams observait depuis le HMS Largs tandis que la flotte défilait.
Il avait planifié cet instant pendant dix mois, coordonné avec des dizaines de commandants, résolus des milliers de contraintes intégré des navires britanniques américains, canadiens français, polonais et norvégiens en une seule force cohérente. Maintenant, en les voyant réellement se mettre en mouvement, il éprouva quelque chose qu’il se permettait rarement l’espoir. Ça fonctionne, murmura son chef d’état-major.
Ramsé hoa la tête. Les Américain ont rendu cela possible. Nous n’aurions jamais pu construire cette flotte. pas à temp, pas en nombre suffisant. Cela n’enlevait rien nos contributions britanniques. Les navires britanniques sternent essentiels. La planification britannique était cruciale.
L’expérience britannique des opérations combinées avait façonné l’ensemble du plan. Mais le poids industriel brut, l’abondance matérielle écrasante qui rendait l’opération réalisable venait des États-Unis. Un commandant de destroyeurs britanniques, escortant un convoi de LST américain vers la côte française, se tenait sur sa passerelle et comptait les navires visibles.
Il atteignissant et cessa de compter. Il y en avait davantage derrière devant et dans les couloirs adjacents. “Monsieur, dit son officier navigateur, je suis dans la Névie depuis 16 ans j’ai vu des convois dans l’Atlantique, la Méditerranée, l’Arctique, jamais rien vu de tel.” Le commandant hocha la tête.
Personne sans doute et personne ne reverra jamais ça. À l’aube du 6 juin, la flotte était en position au large des côtes normandes. Les navires de bombardement ouvrirent le feu à 05h50. Leur lourd canon martelaaient les positions allemandes. Le vaarme était continu un roulement de tonner audible jusque dans le sud de l’Angleterre à 40 miles.
Les officiers britanniques, commandant leur secteur observèrent le bombardement américain avec une appréciation professionnelle. Nevada tirait ses canons de pouces sur des objectifs situés à 12 miles à l’intérieur des terres, chaque obus déclenchant des explosions, projetant des débris à des centaines de pieds. Texas et Arcansas détruisaient systématiquement bunkers et points, fortifiés allemands, leur tir guidé par des avions observateurs et coordonnés avec une précision remarquable.
Les engins de débarquement avancèrent à six heures des milliers d’entre eux vagu après vague transportant des troupes vers cinq plages sur un front de 50 miles. L’échelle de l’opération se révéla dès les premières heures à Uta Beach. Le débarquement américain fut d’abord presque sans opposition et les troupes affluèent en nombre écrasant à Omaha.
La résistance allemande fut féroce, mais le simple nombre de navires américains au large signifiait que malgré de lourdes perte, davantage d’hommes continuaient d’arriver davantage de matériel, débarquai davantage de tir d’appui, s’abattait sur les positions ennemies. Les commandants britanniques à Gold Juno et Sword avaient leur propre combat, leur propre perte, leur propre héroïsme.
Mais ils savent que leurs opérations étaient soutenues par des navires américains, des engins de débarquement américain, des navires d’appui feu américain affectés au secteur britannique. À la fin du jour J, 156000 soldats alliés étaient à terre en France. L’invasion avait réussi difficilement à un prix élevé, mais elle avait réussi.
Dans les jours et semaines suivantes, la flotte poursuivit son travail. Les engins de débarquement firent des allers-retours constants, transportant renforts, fourniture matériel et véhicules. À la fin juin, plus de 850000 soldats avaient été débarqués en Normandie, ainsi que 148000 véhicules et 5700 tonnes de ravitaillement.
Les navires américains qui avaient saturé les ports britanniques pendant des mois traversaient désormais la manche en boucle, apportant tout le poids matériel de l’industrie américaine contre l’Allemagne nazi. Les officiers britanniques, observant cette opération logistique soutenue compririt quelque chose qui ne serait pleinement exprimé qu’après la guerre. L’Amérique n’avait pas simplement contribué à l’invasion.
L’Amérique avait rendu l’invasion possible à l’échelle nécessaire pour la victoire. L’amiral Ramsé dans son rapport final sur l’opération Neptune resta fidèle à son style précis. La réussite de l’opération dépendait de la disponibilité d’un nombre suffisant d’engins de débarquement et de bâtiments navales pour transporter et appuyer les forces d’assaut.
La contribution américaine d’environ troille navires, incluant la majorité des engins de débarquement spécialisé fut essentiel pour atteindre l’échelle d’assaut requise. C’était là le langage mesuré des rapports officiels. Mais dans les conversations privées, dans les lettres envoyées chez eux, dans les mémoires rédigées des années plus tard, les officiers britanniques étaient plus directs.
Nous savions qu’ils étaient riches ! Écrivit un capitaine britannique. Nous savions qu’ils avèrent des usines et des ressources que nous n’avions pas. Mais savoir quelque chose et le voir sont deux choses différentes. Voir des milliers de navires, tous construits au cours des deux dernières années.
Tous amenés à travers l’Atlantique, tous positionnés exactement où ils deviennent être. C’est alors que vous compreniez ce que signifiait réellement la puissance industrielle américaine. Un autre officier britannique, réfléchissant à ce rassemblement colossalma plus simplement : “Nous combattions depuis 5 ans avec ce que nous avions. Les Américains sont arrivés et ont construit ce qu’il fallait.
Approches différentes, échelles différentes, guerres différentes. La flotte qui avait saturé les ports britanniques au printemps 1944 représentait plus que des navires et des tonnages. Elle représentait un changement fondamental dans la guerre. Depuis cinq ans, la Grande-Bretagne combattait avec des ressources limitées, une allocation prudente et une économie stratégique.
L’arrivée des forces américaines apporta une philosophie totalement différente, une supériorité matérielle écrasante, appliquée de manière continue jusqu’à l’effondrement de l’ennemi. Les généraux et amiraux britanniques, voyant la flotte américaine se rassembler, avait compris cela intellectuellement. Les chiffres figuraient dans les rapports.
Les plans étaient coordonnés, les répartitions étaient approuvées. Mais comprendre des chiffres et voir ces chiffres se matérialiser sous la forme de coque d’acier serré dans chaque port de la côte sud produit un autre type de connaissance. C’était la différence entre lire sur la capacité industrielle et regarder cette capacité transformer la mer elle-même en une autoroute de navire. Le choc, si c’est le bon mot, n’était pas de la surprise.
Les commandants britanniques savaient que les Américains n’arrivaient avec des forces substantielles. Le choc fut l’écart entre l’attente et la réalité, entre savoir que ce serait immense et ressentir physiquement à quel point cela l’était. Ils avaient demandé une flotte d’invasion.
Les Américains avaient livré une Armada qui faisait ressembler l’armada espagnole à une patrouille côtière. Ils avaient demander des engins de débarquement. Les Américains en avaient en construit par milliers et les aventassés si densément dans les ports britanniques que l’eau disparaissait sous les coques. Les britanniques planifiant l’opération Overlord depuis 1943, calculant les besoins, coordonnant les forces.
préparant le plus grand assaut amphibie de l’histoire. Ils savaient ce qu’il fallait. Ils avrèrent fait les calcul. Les Américains étaient arrivés et avèrent dépassé chaque prévision apportée plus que quiconque n’aurait cru possible et ils l’avenirent fait paraître routiniers. Voilà ce que les généraux britanniques virent lorsqu’ils observèrent la flotte d’invasion américaine au printemps 1944, non pas simplement des navires, mais la manifestation physique de la volonté industrielle d’une nation entière, concentré sur un seul objectif et
appliqué avec une force irrésistible. Et ils comprirent, en regardant ces navires remplirent l’horizon que c’était ainsi que la guerre serait gagnée.